«Implanté en Belgique, dans le village de Muno, à un jet de pierre de la frontière française, le réseau Prosper s'organisa avec la coopération de résistants français, en la personne notamment de Georges Lefèvre. Une première réunion franco-belge à laquelle participèrent les chefs de la Résistance ardennaise, Paul Royaux et André Point, sur l'initiative d'un agent du SOE aboutit à la création de la branche ardennaise de PHYSICIAN, dirigée par le poète Armel Guerne (dit « Gaspard »), et aux parachutages du printemps 1943. C'est alors que la Résistance ardennaise s'intégrait au réseau Prosper et qu'un journaliste belge fondait un réseau de renseignements dont le cœur se trouvait, une fois encore, sur la frontière. Le maquis du Banel fut le centre de cette toile tissée patiemment par son chef, le Belge Adelin Husson... L'objet de cette recherche n'est pas le réseau Prosper/PHYSICIAN : son historique et les questions posées par sa chute en dépasserait très largement le cadre. Il est plutôt de circonscrire l'action de ses agents des deux côtés de la frontière, de tenter d'expliciter les raisons et les modalités de son démantèlement, de préciser les conséquences qu'il eut dans la région (affaire des contre-parachutages et affaire dite "des parachutistes alliés"), de comprendre la génèse et l'échec du réseau POSSUM, ainsi que de définir l'action du maquis du Banel de sa création à son démantèlement par les troupes allemandes. ...» |