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Elie WILLAIME

Fiche fondée sur un dossier rédigé par Georges JACQUEMIN
Dossier L : n° 43, fascicule 4

Elie WILLAIME
Poète et essayiste.

Elie WILLAIME

Informations générales

Belgique PROV LUX
Né(e) le 22/05/1900 / décédé(e) le 11/11/1987

Biographie

Élie Willaime est né à Moiry (Ardennes françaises), le 22 mai 1900. Sa mère, née Marthe Bourg, était originaire de ce village et y était retournée pour accoucher.

Son père, Julien Willaime (1874-1961), était natif d'Offagne. Instituteur, il enseignait à Villers-devant-Orval, à une quinzaine de kilomètres de Florenville, depuis 1895.

Élie Willaime a donc fait son école primaire auprès de son père, puis il a suivi pendant trois ans les cours du collège Saint-Joseph, à Virton.

Survient la Première Guerre mondiale, qui a vu, au voisinage de la frontière franco-belge, et particulièrement en Gaume, les désastreux revers des armées françaises. Élie, sa mère, son frère âgé de sept ans et sa petite soeur qui n'a que quelques mois se joignent au flot des personnes fuyant l'invasion. Ils se retrouvent à Toucy, dans l'Yonne, où ils vont demeurer quatre ans. M. Willaime père est resté à son poste, il donne en outre des soins aux blessés, défend la population villageoise face à l'occupant nouvellement arrivé et contribue à lui éviter des sévices qui ne furent pas épargnés, on le sait, à d'autres villages de la région.

La séparation de la famille va durer toute la guerre.

A Toucy, Élie Willaime travaille aux champs, conduit la charrue, pour payer l'hébergement que des paysans concèdent à sa famille.

Il va à l'école également et, devant ses bons résultats, est admis à l'école normale d'Auxerre, d'où il sort diplômé instituteur en 1919.

Revenu en Belgique, il poursuit ses études. Il sort régent littéraire de l'école normale de Nivelles en 1922. (Le 20 mai de cette même année, au consulat de France à Charleroi, il a renoncé à la nationalité française qu'on lui proposait de conserver).

Après son service militaire, Élie Willaime est d'abord désigné comme surveillant puis professeur à l'Athénée de Virton (1924-1928).

Poursuivant ses études, il subit avec succès l'examen l'habilitant à enseigner le français dans les écoles normales. (L'organisation des écoles normales, qui a beaucoup évolué depuis trente ans, permettait alors à des régents ayant subi un examen complémentaire - écrit et pratique - d'enseigner aux futurs instituteurs). Il est successivement professeur aux écoles normales de Couvin (1928-1930) et de Nivelles (à partir de 1930).

Tout en enseignant, il s'inscrit comme étudiant à l'ULB et y obtient, en 1936, le titre de licencié-agrégé en philologie romane, puis celui de docteur en 1937.

Mobilisé avec le grade de capitaine-commandant de réserve. Après la guerre, Élie Willaime devient directeur des écoles normales primaire et secondaire de Nivelles, où il avait fait ses études et enseigné (1945-1949).

Il connaît alors des problèmes de santé et en profite pour séjourner aux États-Unis, où habitaient les parents de sa femme, née Yvonne Henry.

Ceux-ci, originaires de Florenville, avaient émigré aux États-Unis en 1902. Une fille, future épouse du poète, leur était née en 1905, à Woonsocket (Rhode Island).

Les jeunes gens s'étaient rencontrés à Villers-devant-Orval, lors d'un voyage de retour au pays, en 1926. Ils s'étaient mariés le 23 juillet 1930. De leur union naquirent deux enfants, une fille, Gislaine, et un fils, Jacques.

Rétabli, Élie Willaime reprit une charge directoriale moins lourde : il fut préfet de l'Athénée royal de Chimay (1952-1960, date de sa mise à la retraite).

Élie Willaime s'était alors fixé à Waterloo, où il mourut le 11 novembre 1987, vingt mois après son épouse.

Bibliographie

Poèmes :

  • Ombre et lumière, La Maison du Poète, Bruxelles, 1940.
  • Les routes du silence, La Maison du Poète, Bruxelles 1941.
  • La ville reconquise, La Maison du Poète, Bruxelles 1942.
  • Regards et songes, La Maison du Poète, Bruxelles1953.
  • L'étranger du matin, La Dryade, Vieux-Virton, 1957.
  • Poèmes choisis, L'Audiothèque, Bruxelles, 1958.
  • La nuit s'efface, La Dryade, Vieux-Virton, 1961.
  • Les forces du poème, La Dryade, Vieux-Virton, 1962.
  • Pour une saison, La Dryade, Vieux-Virton, 1964.
  • La forêt salutaire, La Dryade, Vieux-Virton, 1965.
  • Reflets de la durée, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1968.
  • A ciel ouvert, La Dryade, Vieux-Virton, 1969.
  • Un monde à naître, Le Cormier, Bruxelles, 1973.
  • Au coeur de l'attente, Maison internationale de poésie, Bruxelles, 1974.
  • Le songe nu, La Dryade, Vieux-Virton, 1977.
  • Limites abolies, La Dryade, Vieux-Virton, 1980.
  • Rivages de l'absence, La Dryade, Vieux-Virton, 1982.

Essais :

  • Fernand Severin, le poète et son art, Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Bruxelles, 1941.
  • Edmond Vandercammen, Seghers, Paris, 1969, coll. Poètes d'aujourd'hui; en collaboration avec Fernand Verhesen.
  • Hommage à Fernand Severin, La Dryade, Vieux-Virton, 1970, coll. Petite Dryade; en collaboration avec Georges Bouillon et Gustave Vanwelkenhuyzen.
  • Virton et l'évolution poétique de Fernand Severin, in Cahiers de l'Académie luxembourgeoise, Arlon, nouvelle série, n° 5, 1971.

Signalons encore différentes études reprises dans la collection Petite Dryade et qui avaient paru au préalable dans la revue La Dryade :

  • Poésie de Géo Libbrecht
  • Edmond Vandercammen,
  • Hommage à Edmond Vandercammen,
  • Paul Champagne,

Ainsi que :

  • Paul Féval et la Lorraine (inédit).

À consulter :

  • Marcel Lobet, Élie Willaime, La Dryade, Vieux-Virton, coll. Petite Dryade, 1973. Texte initialement paru dans la revue La Dryade, n° 72 et ici prolongé de notes bio-bibliographiques.

Prix obtenus

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