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SAINT-HUBERT D'ARDENNE ASBL

SAINT-HUBERT D'ARDENNE ASBL



Informations générales

Belgique PROV LUX

Biographie

Saint-Hubert d'Ardenne (S.H.A.), Société régionale d'histoire, d'archéologie et de sauvegarde du patrimoine hubertin, a été fondée le 24 mars 1967. Elle s'est constituée en association sans but lucratif le 7 juillet 2012.

Elle a pour objet :

· l'étude, la mise en valeur, la protection, la défense et la conservation du patrimoine historique, archéologique, monumental, folklorique, artistique, dialectal et naturel du pays de Saint-Hubert, avec son abbaye, ses possesions et tout ce qui s'y rapporte, en Ardenne et ailleurs, et au culte du saint;

· la stimulation et, dans la mesure du possible, l'aide à apporter à toute initiative dans le domaine de la recherche et de la vulgarisation;

· la diffusion par tous les moyens accessibles des connaissances acquises;

· la conservation de tous les documents, objet, etc., ayant un rapport avec le but poursuivi et provenant de dons, de legs, d'acquisitions, de trouvailles, etc.

L'ancienne Terre de Saint-Hubert groupe les localités d'Arville, Bonnerue, Bras, Chermont, Freux, Grupont, Hatrival, Jenneville, Lorcy, Moircy, Poix, Saint-Hubert, Fourneau Saint-Michel, Séviscourt, Vesqueville et celles, plus lointaines, de Nadrin-Wibrin.

En fait partie intégrante, le Ban de Chevigny : Bernimont, Bougnimont, Flohimont, Lamouline, Libramont, Neuvillers, Ourt, Presseux, Recogne, Remaux, Renaumont, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Chevigny, Sberchamps, Serpont et Wideumont.

Nassogne, avec son chapitre et sa collégiale, ainsi que Bure, avec son château - résidence d'été des abbés de Saint-Hubert -, dépendent de l'abbaye. Les seigneurs de la terre de Mirwart, avec ses châtellenies de Villance et de Lomprez-Wellin, entretiennent des rapports étroits avec Saint-Hubert, notamment comme hauts-voués jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

En plus du vaste domaine de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert - qui s'étendait au-delà de nos frontières, plus particulièrement vers l'Allemagne, la France et la Lorraine - et conjointement à l'histoire du culte de saint Hubert (le patron des chasseurs, les célèbres pèlerinages, l'Ordre de Saint Hubert, les confréries, la rage, les chiens de saint Hubert...), c'est à l'étude du passé proche et lointain de la région du centre-ouest de la province de Luxembourg que Saint Hubert d'Ardenne veut s'intéresser.

Depuis 2013, elle publie un Bulletin semestriel. Le numéro 8, second volume de l'année 2016, Depuis1977, elle publie également les Cahiers d'Histoire "Saint-Hubert d'Ardenne". Le tome XI, dernier en date, est paru en 2007.

www.sha.be

Bibliographie

BULLETINS

  • Bulletin 01-2013 - No 1 Richard JUSSERET, Éditorial 1 Après la longue histoire d'une association de fait construite autour de bénévoles qui se sont dépensés sans compter pour mettre à l'honneur l'abbaye et sa terre s'ouvre celui d'une association sans but lucratif. Jacques CHARNEUX, De débuts en commencements" 5 C''est ainsi. Avant tout début, quel qu'il soit, se sont succédés bien d'autres commencements. D'accord ? Bien entendu ! Certes, après le grand big bang initial. Plus précisément, pour avancer, ici, soit à Saint-Hubert, après la dernière guerre. Jean-Marie BALTUS, Prolégomènes 6 En août 1962, peu avant le remplacement du chauffage et du carrelage de la vénérable église Saint-Gilles-au-Pré, Messieurs le doyen Maxime Dessoy et le très estimé archéologue François Bourgeois y organisèrent une fouille quasi complète du sous-sol. Plusieurs chefs et aînés de l'Unité scoute participèrent avec enthousiasme à ce chantier de découverte et d'initiation...Statuts 9 Entre les soussignés [...] a été convenu de transformer la société de fait "Société régionale d'histoire et d'archéologie Saint-Hubert d'Ardenne" en association sans but lucratif groupant tous les membres présents et futurs de ladite société... Roland GUILLAUME, Chute de pierre à la basilique : état du dossier 15 Le dimanche 2 septembre dernier, Saint-Hubert célèbre les "Journées internationales de la chasse et de la nature". Le matin, en pleine messe, peut après la communion, un vacarme secoue le chœur : une pierre d'environ 7 kg s'est détachée d'un mur ou d'un pilier en hauteur et s'est écrasée sur le carrelage au milieu des stalles. Albert FRAIPONT, L'odyssée du HR 872 LQ-K en août 1943 dans le ciel d'Awenne 17 Désormais, une plaque de signalisation "Halifax HR 872 LQ-K", plantée le long de la Nationale 803 Saint-Hubert - Grupont, orientera le public vers une stèle en hommage à un équipage de la Royal Canadian Air Force (RCAF). Thierry SCHOLTES, Les "dessous" de la "Maison du Peuple" 25 Sans nécessairement en avoir franchi la porte, nous avons tous ou presque connu la "Maison du Peuple" de Saint-Hubert. Comme dans ce petit village de la plaine du Pô raconté par Giovanni Guareschi, longtemps sur la place du Marché, le quartier général de Peppone a fait face aux clochers de Don Camillo. Jean-Marie BALTUS, A propos de l'"Étang des moines" 31 L'asbl gérant l'ancien étang Saint-Hubert pour le compte de la ville qui en est propriétaire, avait transformé cet étang, il y a quelque trente ans déjà, en étang de pêche. Elle vient de le modifier une nouvelle fois, profondément, tant en largeur qu'en longueur et en profondeur, mais surtout dans son aspect devenu beaucoup moins agreste. Jean-Pol WEBER, Les frères Redouté, de Saint-Hubert, francs-maçons parisiens 39 Les trois frères Redouté (les deux plus jeunes en tout cas) ont porté loin la renommée de la ville de Saint-Hubert qui s'enorgueillit de les avoir vus naître dans ses murs. En Ardenne, durant l'Ancien Régime, les artistes trouvent peu de commanditaires opulents et gagnent chichement leur pain ! Tour à tour, à partir de 1776, les garçons gagnent Paris où ils connaissent des fortunes diverses. Jean-Marie DUVOSQUEL, Une horloge signée "Jacques Morau de Saint-Hubert, 1771" 51 Parmi ses artisans, la ville de Saint-Hubert ne compte au XVIIIe siècle qu'un seul horloger dont la présence est attestée dès 1747. Il se retrouve en 1766 dasn le cadastre thérésien et, de 1772 à 1786, dans le "Rol de cotisation ou livre d'assiette des aides et subsides de Sa Majesté impériale imposée sur la terre de Saint-Hubert". Thierry SCHOLTES, Chronique des Archives de l'État : les archives de la Ville de Saint-Hubert 57 Suivant l'article L1123-28 du Code wallon de la démocratie locale, le "Collège [communal] veille à la garde des archives et des titres; il en dresse les inventaires en double expédition, ainsi que les chartes et autres documents anciens de la commune, et empêche qu'aucune pièce ne soit vendue ou distraite du dépôt. ..." Recensions

  • Bulletin 02-2013 - No 2 , Richard JUSSERET, Éditorial 1 Dans la soirée du 28 juillet 2013, un vent violent provoque la chute d'une des colonnettes qui ornent chacun des deux lanternons des tours de la basilique. Des mesures d'urgence sont prises par le bourgmestre: démonter et déposer l'ensemble de ces ornements. Ce sera fait le 31 juillet dans l'après-midi. Ce fait attire à nouveau l'attention sur l'état sanitaire de ce patrimoine exceptionnel. Jacques CHARNEUX, De "Terre et Abbaye" à "Saint-Hubert d'Ardenne asbl" 7 C'est en 1967 qu'a été fondé le Cercle historique "Terre et Abbaye de Saint-Hubert" qui devient, dès 1977 pour ses dix ans, la Société régionale d'histoire et d'archéologie "Terre et Abbaye de Saint-Hubert", puis beaucoup plus tard, en 2001, tout simplement Saint-Hubert d'Ardenne, soit le titre du fleuron de ses publications, c'est-à-dire ses Cahiers d'histoire, dont le premier numéro paraît en 1977. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome de Saint-Hubert à vol d'oiseau 15 C'est le 11 mai 1925 que la Ville de Saint-Hubert octroie à Jean Richard, 31 place de Brouckère à Bruxelles, le droit d'occuper gratuitement pendant 99 ans 68 ha de terrains communaux au Thier de la Borne pour y installer un aérodrome. Jean Richard cèdera ce droit quelques mois plus tard à José Orta, le réel exploitant. Le 6 septembre 1927, les installations nouvellement construites sont érigées en aérodrome public : Saint-Hubert est désormais accessible à tous les navigateurs aériens qui souhaitent s'y arrêter. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Une plaque commémorative au monument aux morts d'Arville 33 Aux lendemains des grands conflits, nos communes ont commémoré le sacrifice des victimes civiles ou militaires en érigeant des monuments pour perpétuer leur souvenir dans la mémoire collective. Jean-Pol WEBER, Regards ordinaires sur le quotidien : la mairie de Jenneville et Moircy en 1608-1609 47 La mairie de Jenneville et Moircy appartient à l'ancienne Terre abbatiale de Saint-Hubert. Elle est constituée de ces deux bourgades rurales auxquelles s'ajoute le petit village de Bonnerue traversé par l'ancienne chaussée Saint-Hubert - Bastogne. Recherche de documents 55 Dans la perspective des nombreuses actions de commémoration du centenaire du déclenchement de la Grande guerre et des projets de recherche sur l'histoire du conflit, la société d'histoire Saint-Hubert d'Ardenne envisage la publication d'un XIIe Cahier d'histoire. Le corps de la publication sera consacré à la guerre à Saint-Hubert et dans la région, du début du conflit au lendemain de l'armistice. La tradition orale rapporte que la population de Saint-Hubert avait été choquée de l'absence de service religieux lors du décès de José Orta le 7 mars 1950. Aucune trace ne subsistait de son lieu d'inhumation voire de crémation

  • Bulletin 01-2014 - No 3, Richard JUSSERET, Éditorial 1 , 2014 est l'année de l'archéologie. C'est aussi bien entendu, plus personne ne l'ignore, l'année du centenaire de la première guerre mondiale. Notre société d'histoire participe aux activités liées à ces deux thèmes. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Le général Gaston Dechesne 5 La rue Général Dechesne, anciennement rue Neuve, rend hommage au plus illustre des membres de cette famille Dechesne venue s'établir à Saint-Hubert à la demande de Dom Spirlet, dernier abbé de notre monastère bénédictin. Issus d'une famille très répandue au ban de Herve et portant armoiries, les Dechesne sont une famille bourgeoise établie à Verviers dès le XVIIe siècle. Stéphane HERIN, Hommage aux victimes de la guerre 1914-1918 de la commune de Saint-Hubert 15 Jean PERAUX, Histoire(s) de famille(s) à Vesqueville en 1914-1918 : François-Joseph Peraux et Victor Gillard 27 Le 18 février, suite aux mauvais traitements infligés par les Allemands lors de son arrestation neuf jours plus tôt, notre grand-père François-Joseph Peraux est décédé à Vesqueville : un triste souvenir qui perdure dans la mémoire familiale…Paul GRUSELIN, Nos communes dans la grande guerre : fragments de vie en des temps difficiles 33 Le 23 juillet 1914, le Collège des bourgmestre et échevins de Saint-Hubert accorde son autorisation à la Jeunesse de Lavaux pour l'organisation d'un bal et de jeux populaires en date des 15, 16 et 23 août suivants. Les jeunes sont priés de communiquer le programme des festivités huit jours à l'avance et le Collège stipule que le bal cessera chaque jour à 11 heures du soir. En fait de festivités, les jeunes de Lavaux comme les autres habitants de la région (et d'ailleurs) seront servis. C'est la Grande guerre qui, pendant les quatre années qui viennent, mènera la danse. Emile PECHEUR, A Saint-Hubert, une femme de combattant, Marie Martin, ma maman 47 Le 4 août 1914, mon père Emile reçoit, apporté par le garde-champêtre, un ordre de rejoindre son régiment, le quatorzième de ligne à Liège. Il venait avec maman d'ouvrir en 1908 une boulangerie au numéro quatre de la rue de Marche. Après un travail acharné, pâte pétrie à la main et four à bois, la boulangerie commençait à être connue et à rapporter de quoi vivre. Ils avaient trois enfants en bas âge : Marguerite (1908), Joseph (1911) et Félicien (1913). Emile CATINUS, Des soldats italiens à Saint-Hubert en 1918 53 Le 11 novembre 1918, à 11 heures, se terminait enfin la première Guerre Mondiale. Nos populations éprouvées par quatre longues années d'occupation avaient hâte de voir arriver les libérateurs. Elles pouvaient raisonnablement s'attendre à ovationner les troupes belges ou, plus probablement françaises, anglaises, voire américaines. Quelle ne fut donc pas leur surprise de voir défiler dans nos villes et villages des troupes italiennes ! Richard JUSSERET, Le carré des soldats français au cimetière de Saint-Hubert 65 Le 3 septembre, des blessés de Maissin, transportés dans un premier temps à Libin, sont embarqués vers Saint-Hubert où une ambulance s'organise dans les salles de l'ancienne abbaye. Malgré les soins et le dévouement des bénévoles, le premier français à mourrir dans le poste de la Croix Rouge est Jean-Baptiste Donnio, âgé de 23 ans. Nous sommes le samedi 5 septembre à 14 h, exactement deux semaines après l'assaut. Pour la première fois, soignants et soignés s'inclinent devant un soldat mort pour la France et la liberté. 28 militaires français reposent dans le carré français du cimetière civil de Saint-Hubert : Louis Aynié, Antoine Blanchais, Eugène Blandeau, Pierre Marie Bocon, Paul Alfred Buchart, Arthur Pierre Louis Choyau, André Louis Cruveillier, Jean-Baptiste Donnio, Jean Léon Honoré Durac, Albert Joseph Fos, Joseph Javel, Jean Michel Le Bars, Joseph Marie Le Goff, Jules Lejeune, François Jean Marie Le Moigne, Alexis Marie Maugan, François Eloi Mercé, Pierre Louis Nicolas, Abel Pageot, Jean-Marie Pessel, Mathurin Joseph Radenac, Jean Baptiste Rolland, Paul Marie Seité, Pierre Marie Sorin, Pierre Louis Touchard et trois soldats inconnus. N'oublions jamais ! Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, L'ambulance 1034 : les services médicaux au cœur d'un îlot de souffrance et de fraternité… et autres services 75 Dès l'aube de la guerre, la Commune de Saint-Hubert, sous l'impulsion de son bourgmestre Paul Poncelet, avait décidé de créer un service Croix-Rouge pour venir en aide aux blessés des combats. Le futur allait démontrer toute la pertinence de cette décision du 12 août 1914. Jean-Pierre MONNAIE, Les mariés de la guerre : notes relatives à la population de Saint-Hubert entre 1914 et 1918 101 Bon an mal an, on célèbre une vingtaine de mariages à Saint-Hubert dans la première décennie du 20e siècle. L'année 1914 se caractérise toutefois par l'absence de mariages depuis fin juin jusqu'à décembre. Faut-il lier ce fait aux conséquences de l'assassinat de Sarajevo le 28 juin et aux craintes soulevées par les tensions diplomatiques et militaires qui s'ensuivirent? Combien de jeunes Borquins furent également rappelés sous les armes et ainsi éloignés de leurs familles et sans doute de leur fiancée ou amie ?

  • Bulletin 02-2014 - No 4 , André LUZOT et Albert FRAIPONT, « Les amis de saint Hubert d'Ardenne », des Hubertins au service de leur saint patron ! 7 Ce texte reprend les réalisations et projets de l'Asbl soucieuse de promouvoir le culte de saint Hubert et d'apporter sa contribution à la notoriété de la Capitale européenne de la Chasse et de la Nature. Albert FRAIPONT et Stéphane HERIN, Des forestiers canadiens à Saint-Hubert 9 En novembre 1944, dans la forêt domaniale de Saint-Michel, au lieu-dit Le Galata sur le site d'Hurtebise, au Bois d'Hazeille… les bûcherons du Canadian Forestry Corps s'affairent à l'abattage avec des machines inconnues : les gens du bourg viennent de découvrir des tronçonneuses maniées, qui plus est, par deux hommes ! Après sciage, madriers et planches serviront à la reconstruction de ponts, de baraquements militaires… Au sein de la 9e Compagnie, le soldat-bûcheron Georges Lankovsky a quitté le Canada, il ignore encore qu'il trouvera l'âme sœur en terre borquine comme d'autres compatriotes… Sous la plume des auteurs, le récit de l'itinéraire de ce combattant qui avait connu l'orphelinat atteint une haute valeur émotionnelle quand on découvre son texte manuscrit « history of my life » où il résume son parcours : « Voici l'histoire d'un homme sans et avec famille »…Benoît STREPENNE, Les représailles allemandes au Moulin d'En Bas en septembre 1944 19 Au travers de souvenirs familiaux, l'auteur évoque l'épisode poignant des représailles allemandes à la suite de tirs de l'armée blanche sur une estafette le 6 septembre : trois hommes du hameau seront froidement abattus : Lucien Schmitz (44 ans), Joseph Pièrard (61 ans) et Auguste Pècheur (80 ans). Réfugiés dans le tunnel d'évacuation des eaux des roues du moulin, Léon Mormont et 10 autres personnes n'apprendront le drame que le lendemain. Un récit relevant du devoir de mémoire, le thème de l'éditorial de Richard Jusseret, président du Cercle d'histoire. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome de Saint-Hubert à vol d'oiseau 27 Affecté à la formation des pilotes civils et militaires, l'aérodrome public (1927) retenu comme terrain de secours de la ligne Sabena « Amsterdam-Bâle » verra aussi la construction d'avions légers de tourisme (1930-1932) par une équipe d'ouvriers, dont quelques borquins : Edmond Dehart, Joseph Jean, Joseph Leclère, Paul Goosse… Le vécu de ces hommes permet de (re)découvrir des épisodes étonnants : l'odyssée des « avions-missionnaires », l'avion avec l'aile en-dessous… Robert DE COSTER S.J., La Diglette Saint-Michel (1913-2013) 39 Selon les uns « un avant-goût du paradis », le « château des jésuites » pour d'autres… Dans tous les cas, un bâtiment à vocation multiple : école, centre de vacances, refuge de jésuites espagnols fuyant le Frente popular, abri nocturne de maquisards. Des anecdotes inédites : le refus de Martha de céder une tête de cerf au roi Léopold himself et à la princesse Liliane, « l'accueil » d'un groupe paramilitaire, le Campus challenge… avant que la fée Electricité (1967) et des rénovations successives ne donnent un lustre certain à ce lieu d'accueil. Jean-Pol WEBER, Le colis pour le cabinet de curiosités du dernier seigneur de Mirwart 49 Un courrier du chevalier de Lardenoy à Jean Thomas de Smacker qui a fait carrière aux armées… Né à Termes (Ardennes françaises) en 1747, de Smacker sera gouverneur de la Guadeloupe et sera écrasé par deux boulets de canon dans les tours de son paisible château ! Mais que contenait ce mystérieux colis destiné à son cabinet de curiosités ? La lecture du bulletin vous révèlera tout.

  • Bulletin 01-2015 - No 5, Jacques CHARNEUX, In Memoriam : Pierre-Paul Dupont 1 En paraphrasant le "Mon village c'est ma patrie" (Jules Renard), on peut écrire que Pierre-Paul Dupont avait, mieux encore, deux patries: sa belle ville natale de Namur et Saint-Hubert. Sans métaphore. Avec générosité il a servi l'une comme l'autre. Sans surenchère, quoique ici on reconnaîtrait que pour un pur urbain il était diantrement à l'écoute, attentif à l'Ardenne et à ces "Vrais-Ardennais" du Pays de Saint-Hubert qu'il respectait. Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT, Pierre-Paul Dupont et Saint-Hubert : 60 ans d'histoires (1955-2015) 5 La famille Dupont a acquis le Moulin d'En Haut à Saint-Hubert en 1955. Dès ce moment, Pierre-Paul s'installe, sinon physiquement, au moins mentalement, dans ce lieu exceptionnel où débute à la fois sa carrière de chercheur et d'enseignant. Thierry SCHOLTES, A la Une : la rénovation de la fontaine de la place de l'Abbaye 9 Pour des raisons de procédures administratives, le dossier de rénovation de la place de l'Abbaye avait été partagé en deux parties : d'une part la rénovation de la place proprement dite, avec la réfection du pavement, en ce compris tous les travaux préalables, et d'autre part la restauration de la fontaine. Ce second dossier s'est donc achevé en octobre 2014 avec la remise en place de la vasque de bronze et les premiers essais, réussis, de l'amenée d'eau. Dominique VAN IMPE, L'aérodrome civil de Saint-Hubert a 90 ans ! Portrait impressionniste de José Orta, son premier directeur 11 Le 22 mai 1925, il y a donc juste nonante ans, la Ville de Saint-Hubert octroyait à Jean-Baptiste Richard de Vaux-sur-Sûre le droit d'installer et d'exploiter un aérodrome civil sur les hauteurs de la ville pendant nonante-neuf ans. Richard, personnalité importante mais discrète de l'aviation civile de l'époque, le "régional de l'étape", n'a manifestement pas de projet personnel ou local pur Saint-Hubert : il cède - vraisemblablement dès juin - ce droit à José Orta. La plaine d'aviation, installée aux frais de l'administration de l'aéronautique, est opérationnelle dès l'été 1926. Jacques CHARNEUX, Yvon Delepierre, Wasmuel 8 septembre 1930 - Hatrival 15 avril 2002 21 Dès avant 1970, Yvon Delepierre, de Hatrival, rejoindra comme membre effectif le petit cénacle qu'était notre Société (alors encore Cercle historique) "Terre et Abbaye de Saint-Hubert". Tout de suite, il y joue son rôle dans deux de nos activités alors pionnières en Luxembourg : d'une part notre fameux et original cycle de conférences-expositions dans une trentaine de villages et d'autre part nos inédits et grands stages d'archéologie et d'histoire organisés de 1968 à 1974. Albert FRAIPONT, Racing-Olympic : 1-1 ! Des débuts à la fusion... 23 Le 3 avril 1990, un courrier du FC Saint-Hubert (matricule 3411) adressé au secrétaire général de l'U.R.B.S.F.A., Alain Courtois, sollicite l'attribution du titre de Royal en vue des cinquante années d'existence du club en 1991. Cette missive rappelle que l'équipe de foot locale est l'émanation d'une fusion entre l'O.C. Saint-Hubert (matricule 3411) créé en août 1941 et du R.C. Saint-Hubert (matricule 3421). Jean-Pierre MONNAIE, Sœur (?) Marie-Louise, une "négresse africaine" à Saint-Hubert 45 Les Annales de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame à Saint-Hubert, désormais conservées à Namur, mentionnent une certaine Marie-Louise, qualifiée de "négresse africaine" ou "négresse", tant dans les archives de l'Institut que dans les registres de la Ville et de la paroisse. Impensables de nos jours, de telles expressions ne faisaient alors pas problème. Jean-Pol WEBER, À Tellin, une œuvre inédite du sculpteur Renier Panhay de Rendeux (1722) 55 Le catalogue des œuvres de l'artiste liégeois Renier Panhay de Rendeux ne cesse de croître. Ainsi lui a-t-on attribué récemment deux nouvelles

  • Bulletin 02-2015 - No 6, Richard JUSSERET, Editorial - Vesqueville déclare forfait général (L'Avenir du Luxembourg, 4 septembre 2015) Dans la dernière parution de notre bulletin, Albert Fraipont retraçait l'histoire des deux clubs de football de Saint-Hubert, l'Olympic et le Racing. Ces deux clubs ont aujourd'hui disparu. Il y a dix ans, la RJS Poix raccrochait les souliers après plus de cinquante années de belles rencontres. Son terrain, le plus beau de l'entité, est aujourd'hui à l'abandon. Il y a cinq ans, Arville rangeait ses crampons à son tour. Aujourd'hui, les filets bien trop souvent troués de la JSC Vesqueville s'effilochent. Faute de joueurs. De joueurs motivés. De joueurs fiers de leur maillot. Richard JUSSERET, Ils sont à Blois ! Il y a un peu plus d'une année, Luc Pierrard, président du cercle d'histoire « Terre de Neufchâteau », nous partageait sa surprise de découvrir deux portraits l'un de Louis XV, l'autre de la reine son épouse donnés à l'abbaye de Saint-Hubert dans les collections du XVIIe et du XVIIIe siècle du Château royal de Blois. Léon FRANÇOIS, De l'eau dans les paysages aux paysages de l'eau: un autre regard sur la vallée de Poix Saint-Hubert Le promeneur ou le randonneur qui emprunte la route de St-Hubert à Poix, en longeant le ruisseau, découvre une vallée sans doute assez ordinaire, mais aussi un paysage original et exemplatif dont un examen attentif permettra de révéler la nature et la diversité et également de préciser les évolutions et les enjeux qui les touchent. Didier MARTENS, Le cénotaphe de saint Hubert de Guillaume Geefs, écho de la châsse de sainte Ursule de Hans Memling Parmi les œuvres d'art qui attirent aujourd'hui les regards du visiteur de l'ancienne abbatiale, le cénotaphe de saint Hubert est sans nul doute l'une des plus spectaculaires. L'ensemble, en marbre de Carrare et en pierre de France, est doublement signé par le sculpteur belge Guillaume Geefs (1805-1883) et doublement daté 1847. Il se trouve dans le bras nord du transept, dans la chapelle Saint-Bérégise, à l'emplacement pour lequel il fut conçu, derrière sa grille de protection originale. Dominique VAN IMPE, Suivi de recherche : Jean Orta est enterré au cimetière de Belgrade-Village La tradition orale rapporte que la population de Saint-Hubert avait été choquée de l'absence de service religieux lors du décès de José Orta le 7 mars 1950. Aucune trace ne subsistait de son lieu d'inhumation voire de crémation, Jean-Pierre MONNAIE, Quand le passé rattrape le présent - Janvier 1915. Note sur les premiers réfugiés/évacués à Saint-Hubert Le transfert d'une partie importante des prisonniers blessés français, le 2 décembre 1914, précède de peu l'annonce par l'autorité militaire allemande de l'arrivée de réfugiés ou évacués français à Saint-Hubert et à charge de la Ville. Cette concomitance ne pouvait qu'attirer notre attention sur la question des réfugiés/évacués, particulièrement d'actualité en cette fin d'année où les candidats réfugiés affluent dans le pays et la province.ert d'Ardenne

  • Bulletin 01-2016 - Numéro 7, Villers-la-Loue,seigneurie hubertine méconnue par Guido Hossey La découverte, en 2012, d'une borne dans le bois d'Arrentement par M. Fabien Hesbois a suscité une recherche dans les archives de l'abbaye de Saint-Hubert. Il s'ensuit la rédaction de cette étude sur le passé hubertin de Villers-la-Loue. Deux cartes, jamais encore publiées jusqu'ici, méritent d'être mises en évidence et soulignentune gestion administrative autoritaire, mais efficace, du territoire et du domaine forestier. L'abbé de Saint-Hubert et son prieur de Cons usaient d'une main de fer dans un gant de velours. La plus ancienne carte, datée de 1679, a été dessinée sur parchemin par l'arpenteur juré Adrien Gérard pour définir les limites précises entre les bans des communautés de Villers-la-Loue et de Meix-devant-Virton. Elle met en évidence la vallée de la Chevratte entre Meix-devant-Virton et Houdrigny. Et ce pratiquement un siècle avant la célèbre carte du comte de Ferraris (1770-1777). Une seconde carte, anonyme, sur parchemin et datable du XVIIIe siècle, illustre le tracé d'un abornement (neuf bornes) pour délimiter le droit de parcours entre les communautés de Villers-la-Loue d'une part et celles de Couvreux et de Monquintin d'autre part. Ce tracé se fait dans le bois du Prieur qui pour l'occasion change de nom et devient définitivement le bois d'Arrentement

  • Bulletin 02-2016 Numéro 8, Richard Jusseret, Éditorial, Thierry Scholtes, À la Une Un colloque scienà Saint-Hubert : c'est possible !, Léon Hannecart, Il y a un siècle : la déportation de 1916 à Saint-Hubert, Le 9 décembre 1916, 78 habitants de Saint-Hubert prenaient le chemin du camp de Soltau., Benoît Strepenne, De Poix à Saint-Hubert en tramway à vapeur, La ligne du chemin de fer vicinal de Poix à Saint-Hubert, inaugurée le 1er octobre 1886, suivait la route de Poix à Saint-Hubert, créée en 1860., Jacques Laurent, En Terre de Saint-Hubert : bornes des XVIe et XVIIIe siècles, Plusieurs bornes anciennes, d'époques et de fonctions différentes, subsistent dans les bois qui séparent Mirwart d'Arville, Albert Fraipont, Dom Spirlet, abbé des af… et homme d'affaires au fil de quatre anées de correspondance (1760-1764), Curieux destin que celui de Dom Spirlet car il accède à la notoriété davantage par l'échec du redressement financier de son institution et le fait d'être le dernier abbé de l'abbaye de Saint-Hubert que par une action réformatrice au plan spirituel ou un élan bâtisseur à la mesure de ses prédécesseurs., Jean-Pierre Monnaie, Blessés et blessures à l'ambulance 1034 à Saint-Hubert (1914-1915) Un hommage aux blessés du conflit, qui n'ont pas eu droit aux célébrations d'après-guerre et dont le

CAHIERS D'HISTOIRE

  • Cahiers d'histoire, Tome I , J. CHARNEUX, La place du Marché à Saint-Hubert. Chronique de deux siècles 5 Les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert enclosent ou limitent harmonieusement un enchaînement de cinq cours spacieuses. Le centre de la ville a la chance de disposer d'une triade de places publiques, jouxtantes mais autrefois bien distinctes : la cour du quartier abbatial, la place de l'Abbaye devant l'ancienne abbatiale et, commandant l'accès aux deux premières, la place du Marché. C'est au "Marché" de Saint-Hubert que, dans un essai d'étude par l'image et les archives, ces notes sont consacrées. A. DESPY-MEYER, L'église Saint-Gilles-au-Pré et la naissance d'une bourgade à Saint-Hubert au XIe siècle 39 Écrivant dans les toutes premières années du XIIe siècle, l'auteur de la chronique de l'abbaye de Saint-Hubert parle à deux reprises de l'église paroissiale de Saint-Hubert et la manière dont il le fait soulève un problème d'ordre chronologique. G. DESPY, Godefroid de Bouillon et l'abbaye de Saint-Hubert en 1095 45 D'après le témoignage unique de la Chronique de Saint-Hubert, au moment où le comte de Louvain et le prince-évêque de Liège Otbert cherchaient tous deux à conquérir le comté de Brugeron en Hesbaye pour agrandir leurs principautés territoriales respectives, le prélat mosan voulut mettre sur pied une expédition militaire pour mettre un terme aux visées des Brabançons. Ce jour-là, toujour selon notre seul témoin, le duc de Basse-Lotharingie Godefroid de Bouillon, prenant la tête des grands du diocèse qui l'avaient accompagné, aurait refusé tout concours princier à l'évêque aussi longtemps qu'un débat public n'aurait pas fait la lumière sur le différend qui avait amené Otbert à déposer l'abbé Thierry II de Saint-Hubert en 1093 et à le remplacer par un personnage qui ne pouvait être qu'un intrus aux yeux du chroniqueur. P. CUGNON, Nive-lez-Bure. Hameau disparu 51 Nives-lez-Bure a disparu depuis longtemps et son souvenir suscite une certaine curiosité, non seulement chez les personnes qui connaissent la région, mais aussi chez tous ceux qui continuent à fouiller le passé, afin de mieux comprendre les problèmes humains. Ce hameau fut toujours une référence pour le passage du Chemin Neuf, de sorte qu'il est fréquemment cité dans les relations ayant trait à cette importante voie de communication de Sedan à Liège. Toutefois, en 1665, Nives avait disparu. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, La lutte contre le diable à Saint-Hubert au XVIIe siècle. Possédés. Sorciers. Débauchés. Trois types de victimes de la répression du satanisme et des déviations religieuses ou morales 59 Les archives de la Haute cour de Saint-Hubert témoignent tout au long du XVIIe siècle du climat de violence généralisée qui règne aussi bien dans le bourg que dans les campagnes avoisinantes. La menace est partout. De la peur du soldat à la peur du bourreau, en passant par la peur du loup, la peur du feu, la peur des sorcières... Le diable est partout. Convaincu de la nécessité d'entreprendre une campagne de redressement moral et religieux, Nicolas de Fanson va lancer, par l'intermédiaire des officiers de justice locaux, une vaste enquête destinée à repérer dans les villages de sa terre tous ceux dont la conduite laisse à désirer. Ou plus exactement tous ceux dont la conduite ne correspond pas aux normes qu'il entend imposer. M. DESSOY, Dom Nicolas de Fançon, réformateur de l'abbaye de Saint-Hubert (1611-1652) 87 Dom Schmitz, dans son Histoire de l'Ordre de Saint-Benoît, est fort dur pour dom Nicolas : "les méthodes autoritaires et sournoises de Nicolas de Fançon indisposèrent à la fois les moines et l'évêché de Liège." Faut-il partager ce jugement et condamner l'abbé sans l'entendre ? Nous ne le pensons pas. Il faut cependant reconnaître que "le petit Richelieu", ainsi qu'on le nomma, ne devait pas être accomodant tous les jours. L. HANNECART, L'expansion de l'abbaye de Saint-Hubert à Terwagne, sous l'abbé Nicolas de Fançon 113 Seigneurs de Terwagne depuis 817 par la munificence de l'évêque de Liège Walcaud, les abbés de Saint-Hubert ne semblent pas s'être beaucoup préoccupés de leur domaine condrusien avant la fin du XVIe siècle. Ils y nommaient les échevins, parfois étrangers à la localité, et le mayeur qui était à la fois leur censier et leur collecteur de cens, rentes et dîmes. Vers 1570, des contestations au sujet des droit de vouerie, de rentes foncières et de la propriété de Rappart, annexe de Terwagne, vont opposer l'abbaye aux comtes de Durbuy ou à leurs représentants. Les recherches que les moines effectuèrent dans leurs archives pour récuser les prétentions de leurs adversaires vont nous permettre de faire le point sur les biens de l'abbaye de Saint-Hubert dans la région de Terwagne à la fin du XVIe siècle. P.-P. DUPONT, Qui étaient les moines de Saint-Hubert ? Une étude sur le recrutement monastique aux XVIIe et XVIIIe siècles 129 Pour beaucoup d'historiens des temps modernes, l'histoire des institutions religieuses se confond avec celle des prélats qui les ont gouvernées. Mais qui étaient ces moines qui vivaient dans nos abbayes ? Pourquoi choisissaient-ils telle ou telle de celles-ci de préférence à d'autres ? Quelles relations entretenaient-ils encore avec le monde extérieur ? C'est à ce genre de questions que cette étude veut répondre dans le cadre de l'abbaye de Saint-Hubert. R. de DECKER DOUCET de TILLIER et P. STASSEN, Les Malles-Postes dans l'Ardenne d'autrefois. Le relais de Tellin 147 Vers 1750, l'abbaye de Saint-Hubert élève à Tellin des bâtiments neufs destinés à accueillir le relais des postes établi sur la section Sedan-Marche de la route Paris-Liège. J.-M. DUVOSQUEL, Les statistiques communales de l'ancien canton électoral de Saint-Hubert (1834-1976) 155 M. DESSOY et L. FAUTRAY, Quelques cartes postales. Saint-Hubert, la ville et les environs.

  • Cahiers d'histoire, Tome II , M. DESSOY, Le corps de saint Hubert 3 La question de savoir où se trouve actuellement le corps de saint Hubert n'est pas nouvelle. Elle intrigue bon nombre de gens et on a fait à ce sujet toutes les suppositions possibles. En dépit du temps qui fait que tout passe et tout lasse, certains gardent l'espoir de le retrouver un jour ou l'autre. A. LARET-KAYSER, Les prieurés hubertins de Prix, Sancy et Cons. Trois fondations d'initiative laïque 25 Ces prieurés hubertins de création laïque ont tous été fondés entre 1050 et 1100. Il ne s'agit pas là d'un hasard, mais bien de l'aspect concret d'un phénomène de nature à la fois sociale et spirituelle qui rend compte du besoin ressenti par l'aristocratie nouvelle de poser les jalons de sa course au pouvoir et à la fortune, ainsi que de l'incidence sur cette classe privilégiée des mouvements de réforme qui se sont fait jour au sein de l'Église régulière. Dans le cas de Saint-Hubert, il est évident que la floraison des prieurés n'est que fort partiellement imputable à la vitalité du monachisme et de la croissance économique de l'abbaye. P. CUGNON, Lamsoul. La 'cense' et l'ancien fourneau 49 Lamsoul est un important lieu-dit formant une partie étendue, mais très faiblement habitée, de l'ancienne commune de Jemelle, aujourd'hui fusionnée avec Rochefort, avec quelques débordements sur l'ancienne commune de Forrières, fusionnée avec Nassogne. L'abbé de Saint-Hubert, en sa qualité de seigneur de Jemelle, y possédait des droits. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, La violence et la peur. Des mentalités et des mœurs à Saint-Hubert au XVIIe siècle 55 Cette chronique de la vie quotidienne à Saint-Hubert au XVIIe siècle, tracée à partir des archives judiciaires, est placée sous le signe de la violence et de la peur, impression dominante qui se dégage des sources de l'époque. D'un côté, il y a les malheurs de la guerre et les ravages des soldats : pillages, incendies, meurtres, enlèvements, vols et viols. En face, la vengeance des paysans, la violence de la justice, du clergé lui-même, et des particuliers entre eux. Devant la violence des soldats, la peur et la fuite, mais aussi les représailles contre des soudards isolés à qui l'on fait chèrement payer les méfaits dont on a souffert. Devant la violence des particuliers : rixes, querelles, coups, blessures et meurtres, la violence de la justice avec ses tortures, ses supplices, ses bûchers... Chacun est pris dans l'engrenage d'une violence qui se développe en même temps que la peur qu'elle engendre. G. LAFONTAINE, La curieuse épitaphe du curé Charles Jamotte 93 Charles Jamotte, né à Saint-Hubert en 1611, fut curé de Marcourt de 1636 à 1674. On lui doit la création en 1639 de l'ermitage de Saint-Thibaut, sur l'emplacement du château des comtes de Montaigu. Sa pierre tombale, encastrée dans le mur extérieur gauche de l'église de Marcourt, porte une épitaphe que l'on peut qualifier de curieuse à plus d'un titre. O. LOTHAIRE, L'ermitage de Saint-Léonard à Nassogne au XVIIIe siècle 103 Le territoire de Nassogne abritait jadis deux ermitages : l'un dédié à saint Monon, l'autre à saint Léonard. Le lieu-dit Saint-Léonard, petite clairière dans les bois communaux, est situé au sud du village, dont il est distant d'environ trois quarts de lieue. Un sentier en zigzag, bordé des quatorze stations d'un Chemin de Croix se terminant par une petite grotte taillée dans le roc représentant la mise au tombeau, conduit aux abords immédiats de la chapelle. J. CHARNEUX, Les biens et les revenus du clergé paroissial de la terre de Saint-Hubert au XVIIIe siècle 125 Après l'énergique ré-évangélisation de nos régions aux VIe et VIIe siècles, mouvement de renouveau qui suivra l'installation progressive des envahisseurs germaniques dans les anciens territoires gallo-romains, l'organisation de nos paroisses va prendre une première et valable forme à l'époque carolingienne. Au fil du temps, cette mise en place va concerner les paroisses rurales qui se multiplient à l'instar des sanctuaires plus éloignés ou plus modestes. Chaque paroisse aura son domaine qui constitue la partie essentielle de son patrimoine. J. LAURENT, Bornes du XVIIIe siècle aux confins des communes de Bande, Champlon, Grune et Nassogne 153 Sur la limite des communes de Bande et de Grune subsistent des bornes du XVIIIe siècle, gravées de la crosse. Elles forment la limite séparant le bois de Grune, ancienne propriété des de Mozet, seigneurs de Grune, et le bois de Bande, dit à cet endroit bois des Moines car ancienne propriété de l'abbaye de Saint-Hubert. P. STASSEN, Le pensionnat des soeurs de Notre-Dame à Saint-Hubert, 1809-1914 159 Alors que de longs pourparlers se tenaient entre Mère Julie Billiart, Mgr Pisani de la Gaude, l'abbé Grandfils, curé, et le bureau de bienfaisance de Saint-Hubert à propos de l'installation d'une école de filles, l'industriel Zoude donna en 1809, de concert avec le maire Nicolas Wilmet, une impulsion prépondérante à cette création. J.-M. DOUCET, La presse à sensation et la rage au XIXe siècle 189 Pourquoi la presse à sensation s'intéressait-elle à saint Hubert ? Comment le premier évêque de Liège, mort en 727, défrayait-il encore la chronique au milieu du 19e siècle ? Canardiers et rédacteurs de canards, ces petites brochures mal imprimées et ornées de gravures médiocres, vendues à la criée par des colporteurs spécialisés, considéraient les morsures d'animaux enragés comme des faits divers dramatiques. Or, au 19e siècle, quand il était question de rage, saint Hubert n'était jamais très loin... R. SATINET, L'activité industrielle dans les environs de Poix-Saint-Hubert entre 1830 et 1914 209 Chacun a entendu parler des activités économiques assez diverses de la région au début de ce siècle. Mais quelles ont été ces activités ? Quelle était leur importance ? Pourquoi ont-elles disparu ? Pour l'essentiel, elles se trouvaient dans ce qu'il est convenu d'appeler le Val de Poix. Le cours de la Lomme de part et d'autre de la gare de Poix-Saint-Hubert et le cours du ruisseau de Poix sur environ deux kilomètres en amont de son confluent avec la Lomme forment donc le cadre géographique de cette recherche. A. DAGANT, Le temps du rail à Saint-Hubert. À toute vapeur 223 Les différents tracés étudiés par la Grande Compagnie du Luxembourg pour relier Bruxelles à Luxembourg laissaient de côté plusieurs agglomérations importantes. Les raisons en étaient la recherche du parcours le plus économique à réaliser, du profil le plus commode à exploiter, mais aussi les réticences dues à une certaine méfiance à l'endroit du chemin de fer à vapeur. La ligne délaissa donc Wavre, Marche, Rochefort, Saint-Hubert et Neufchâteau. Le problème de la liasion des anciens centres avec la nouvelle artère de communication était posé. Ce n'est qu'avec la S.N.C.V. qu'une solution valable serait apportée à la desserte de ces "intervalles". La ligne à voie métrique de Poix-Saint-Hubert à Saint-Hubert, inaugurée le 1er octobre 1886, fut la première en Wallonie. Cette première partie d'une étude en deux volets s'intéresse aux origines de la ligne, à la S.N.C.V., à la gare de Saint-Hubert, à la ligne de Freux, à la vapeur et à ses locomotives, ainsi qu'à des relations plus anecdotiques de souvenirs de guerre et d'hivers d'antan. L. HANNECART, Note sur la déportation de 1916 à Saint-Hubert 259 Un arrêté du Grand Quartier général allemand en date du 3 octobre 1916 institua dans la zone des étapes de la Belgique occupée un régime de travail forcé avec déportation pour toute personne inoccupée recourant à l'assistance d'autrui. Ce régime fut étendu dans les jours suivants à l'ensemble du territoire régi par l'administration civile allemande. Le samedi 9 décembre 1916, 78 habitants de Saint-Hubert prirent le chemin du camp de Soltau. L. FAUTRAY, Libramont-Chevigny. Images d'autrefois 269.

  • Cahiers d'histoire, Tome III , Introduction 3 , Albert DOPPAGNE, La place de saint Hubert dans le folklore 5 , Félix ROUSSEAU, Le personnage historique de saint Hubert 19 . Sur le plan strictement historique, saint Hubert nous est surtout connu par une Vita, une modeste biographie écrite quelque vingt ans après sa mort par un clerc inférieur de son entourage, liégeois probablement, qui fut son compagnon, voire son familier, pendant à peu près les treize derniers mois de sa vie. L'unique souci de l'auteur est l'édification, et non pas l'histoire de son évêque. Il ne nous dit rien des origines et de la famille du prélat, pour la raison sans doute que c'était chose trop connue en son temps. Maxime DESSOY, Les familles thaumaturges de saint Hubert 33 Les familles thaumaturges de saint Hubert se trouvent partout, tant en France qu'en Belgique. Elles ont ceci de commun qu'elles se disent de la lignée de saint Hubert et donc douées du privilège de toucher ou de soigner les personnes mordues de bêtes enragées. De cette médication, très variée suivant les personnages, ne sont pas nécessairement exclus les animaux. Joseph ROLAND, Le mythe du cerf 55 Depuis une haute antiquité, le cerf, ou plutôt la biche et le cerf, ont occupé une place importante dans la mythologie, dans les écrits des hagiographes et dans la littérature épique et narrative du Moyen Âge. Dans la littérature hagiographique, le cerf apparaît pour la première fois dans la biographie de saint Eustache (Placidus). C'est dans les manuscrits de la première moitié du XVe siècle que la légende de l'apparition du cerf crucifère est relatée pour la première fois dans l'historiographie de saint Hubert. Léon MARQUET, Rage et euthanasie 67 . Parmi les maladies dont l'homme peut être victime, la rage a toujours été considérée comme l'une des plus terribles et l'une de celles qui inspirent le plus de craintes. Cette maladie redoutable conduisait à des actes aussi affreux que l'étouffement de parents, actes pourtant inspirés par la pitié et le désir de mettre fin à des souffrances insupportables. Françoise LEMPEREUR, Saint Hubert dans la chanson populaire 79 Peut-on parler de "chansons populaires" lorsqu'on se penche sur les textes mis en musique relatifs au Patron de l'Ardenne ? Il semblerait plus correct de parler de "cantiques". Et pourtant… Georges DESPY, Un article inédit de Godefroid Kurth : Le domaine de Villance au IXe siècle 97 Villance est le nom porté aujourd'hui par une comune du canton de Saint-Hubert, province de Luxembourg. Ce nom désignait dans l'origine un domaine beaucoup plus considérable, comme on le verra, et dont la commune actuelle de Villance ne représente plus que le noyau. Un intéressant document du IXe siècle, le pouillé de l'abbaye de Prüm, nous fournit sur l'état de cette terre, il y a mille ans, des renseignements pleins d'intérêt. André DAGANT, Le temps du rail à Saint-Hubert. Au chant des 'Sherman' 119 . Cette seconde partie d'une étude dont la publication a commencé dans le Tome II des Cahiers d'histoire présente les chapitres traitant des autorails, de la voie, de la ligne de Poix, des gares de Poix et du quartier du Fays, du trafic et des horaires, du matériel remorqué ainsi que de la disparition de la ligne. Léon FAUTRAY, Chevigny. Images d'autrefois.

  • Cahiers d'histoire, Tome IV,P. STASSEN, Saint Hubert à Paris. Deux confréries d'Ancien Régime inconnues 3. A première vue, rien ne paraît prédisposer la capitale de la France à devenir, sous l'Ancien Régime, un relais du culte hubertin. La distance: quelque 300 kilomètres la séparent du monastère et des reliques de saint-Hubert (distance considérable, en raison des mauvaises routes d'alors). L'éloignement relatif de la ville par rapport aux grandes forêts d'Ile-de-France et aux zones de chasse, d'ailleurs strictement réservées au roi et aux grands. Enfin, la "concurrence" faite à Hubert, sur tous les horizons, par les autres saints antirabiques. Néanmoins, le hasard des recherches de bibliothèque nous a permis de redécouvrir, début 1978, deux confréries établies dans la ville et le diocèse de Paris, et dédiées au patron des chasseurs. La plus intéressante est corporative ou de métier, sous le vocable des saints Hubert d'Ardenne et Eloi (1445-1794). Son siège demeura jusqu'en 1746 dans la peu commune chapelle Saint-Julien-des-Ménétriers, rue Saint-Martin. L'autre, confrérie de pure dévotion, mena une existence difficile et éphémère (1658-1755) dans la très bourgeoise paroisse de Saint-Roch, rue Saint-Honoré. S. GABER, Les possessions de l'abbaye de Saint-Hubert à Blagny, La Ferté, Margut, Sailly et Villy 33 Lorsque commença la Révolution de 1789, plusieurs abbayes et prieurés étrangers au royaume de France étaient possessionnés dans le duché de Carignan. C'était en particulier le cas de la fameuse abbaye de Saint-Hubert en Ardenne, laquelle exploitait deux fermes, l'une à Blagny, l'autre à La Ferté. L'abbé était en outre collateur de la paroisse de Margut et, dans un passé plus lointain, l'abbaye bénédictine avait encore bénéficié de droits à Sailly et à Villy. M. DESSOY, L'énigmatique dom Nicolas Spirlet, abbé contesté de Saint-Hubert 43 Dom Nicolas Spirlet?... Bien sûr, on le connaît et même très bien! N'était-ce pas cet abbé orgueilleux, ambitieux, plus politicien que religieux, dur pour ses moines, aventurier dans ses entreprises, ruinant son monastère par son incompétence et finissant en exil après avoir été rejeté par ses moines.Tel est, à peu de choses près, le jugement que la plupart des auteurs ont porté sur lui. Est-ce avec raison? C'est la question que nous nous posons et c'est pour la résoudre que, sans prétention et aussi objectivement que possible, nous nous proposons de reprendre les pièces du procès. P. CUGNON, Lomprez, 'ville' fortifiée 97 En avril 1973, en procédant au nivellement de leurs terrains sis rue De Gouba, MM. H. Liban et J. Dozot ont mis au jour un tronçon remarquable de l'enceinte fortifiée de l'ancienne "ville" de Lomprez. Ce tronçon, qui s'étend au sud-ouest du village, à gauche de la route Wellin-Gedinne, sur une longueur totale de 120 m. environ, est flanqué de deux demi-tours rondes de défense, ayant +/- 8,50 m. de diamètre extérieur et distantes l'une de l'autre de 45 m. L'épaisseur des murailles est de 2 m. J. CHARNEUX, Foires et marchés à Lomprez et à Villance en Terre de Mirwart 109 La Terre de Mirwart, importante seigneurie du duché de Luxembourg, aura des frontières relativement stables à la fin du XVe siècle: c'est un territoire en forme de quadrilatère, d'environ vingt-six kilomètres de base sur vingt-et-un kilomètres de hauteur. L'ensemble regroupe une quarantaine de villages et de hameaux. Chef-lieu de cette seigneurie rassemblant trois châtellenies (Lomprez, Mirwart et Villance), Mirwart avec son château-forteresse y est très nettement décentré vers l'est. Situé au sud, Villance y apparaît néanmoins beaucoup plus central. Tandis que Lomprez est à l'extrême nord-ouest. H. JACOB, Les ancêtres paysans de Paul Verlaine, prince des poètes et Ardennais 137 "Pauvre Lélian", comme s'appelait justement Paul Verlaine! Pour l'excuser, nous pourrions, à notre tour, en rajouter à la thèse d'une hérédité affligeante. Ses cousins de Sûre, en 1788, eurent maille à partir avec la justice parce que le village se rassemblait chez eux à l'insu du seigneur, y buvant sec jusqu'à des heures prohibées. Mais, pour payer leurs redevances, point de deniers! La cour féodale de Mirwart n'insistait pas. Un Pierre Verlaine et son frère Jean sont surpris à voler des hêtres en 1741; ils se rebellent, jouent de la hache et du fusil envers les forestiers, sont emprisonnés à Luxembourg. En 1770, un autre Pierre Verlaine solde son aventure amoureuse en livrant seize écus et six brebis à la payse qu'il n'a pas le moyen d'épouser. En 1855, André-Joseph Verlaine, 20 ans, est écroué au dépôt de mendicité de Mons, avec trois concitoyens... L. HANNECART, Mortalité infantile dans la Terre de Saint-Hubert. Les enfants 'fortunés' 161 Fortunés est le participe passé du verbe fortuner signifiant jadis infortunés, de même que le substantif fortune désignait le malheur, l'accident. Les enfants 'fortunés' ne sont pas aisément décelables dans les documents. Le dépouillement des registres paroissiaux est particulièrement décevant pour cette catégorie de décès. Quelle valeur accorder alors aux registres tenus par les curés des petites localités? Ces documents ne nous permettant pas un comptage austère, nous avons été réduit à glâner les traces de ce type de mortalité dans les nombreuses requêtes adressées aux abbés de Saint-Hubert par leurs sujets, ainsi que dans la comptabilité des officiers de Mirwart. La responsabilité des parents pouvant être mise en cause à l'occasion du décès accidentel d'un enfant, les officiers du seigneur procédaient à une enquête plus ou moins sommaire et n'hésitaient pas à poursuivre dans les cas douteux. Nous avons relevé plusieurs cas d'amendes infligées à des parents insouciants ou inconscients. J.-P. SERVAIS, Les sobriquets de Saint-Hubert 171 La première question qui vient à l'esprit au moment d'aborder l'étude d'un système de sobriquets est celle de sa fonction sociale. En effet, il est évident que le souci de distinguer l'individu dans la communauté n'est plus déterminant en l'occurence, l'état civil officiel assumant parfaitement ce rôle. Mais il n'est pas moins évident que la fonction des anthroponymes n'est pas exclusivement distinctive: en se "rebaptisant", les gens s'offrent aussi le plaisir de la création, de l'invention. C'est à ce plaisir que l'homme du peuple, après que le système des noms se fut figé sous l'effet des législations, n'a pu renoncer. Il a donc continué à multiplier les appellations dans le système parallèle des sobriquets, plus pittoresque, plus vivant, plus cruel aussi parfois. Dossier : Ecoles rurales et lutte scolaire au XIXe siècle J. DUCHAMPS, L'enseignement primaire et les écoles à Nassogne de 1820 à 1920 215 En 1879, une loi scolaire a cruellement blessé le pays tout entier et Nassogne n'y a pas échappé. Cette loi fut à l'origine d'un renouveau incontestable dans l'enseignement. A l'occasion de ce centième anniversaire, il est bon de connaître l'évolution de cet enseignement primaire et les nombreuses vicissitudes dont il a si souvent été l'objet. Y. DELEPIERRE, Guerre scolaire en Ardenne. 'L'affaire Valentin Perin', instituteur à Hatrival 243 Il est de gens qui, dans leur petit monde, marquent leur époque, qui suscitent des passions et dont se souvient la légende villageoise. Embellissant ou noircissant, ajoutant souvent une coloration personnelle, la vox populi transmet parfois de ces souvenirs qui, torrents impétueux à un moment très précis, ne sont en fait que le reflet lointain d'événements d'une portée bien plus grande. Auteur, victime, protagoniste ou marionnette d'une guerre scolaire qui n'en finissait pas, Valentin Perin est de ceux-là. Instituteur communal à Hatrival de 1864 à 1892, il connut successivement l'approbation et le désaveu de la population. E. DEFECHE, Une école en milieu rural. L'école communale de Bras de 1820 à 1920 269 Le 2 décembre 1825, le conseil communal envisage de procéder à la construction d'une école à Bras. Mais la commune s'est épuisée pour la construction d'une église et des réparations au presbytère. Si elle ne participe pas à la répartition des 5.000 florins mis à la disposition des communes par le gouvernement, elle devra renoncer à son projet. Le 15 mai 1828, sire Henri Joseph Delvaux de Bourcy, curé et desservant de la paroisse de Bras pendant 25 ans, décède et lègue une somme de 300 florins pour aider à la construction de l'école. Le 1er novembre 1829, la commune reprend son idée de construction. G. HOSSEY, J. GILLARD & J. LAURENT, Substructions romaines à Bras-Haut 291 Le village de Bras est bien connu des archéologues. La période romaine y est particulièrement bien représentée. En fait, on trouve dans ce village plusieurs villas et cimetières datant de cette période. Signalons les villas ou substructions romaines à Grupch (Bras-Bas), Botassar, Gueurry et Toray (Bras-Haut). A ces constructions, il convient d'ajouter les sépultures romaines découvertes au Banalbois, Aux Pluquettes (Bras-Bas) et Toray (Bras-Haut). L. FAUTRAY & M. TIBERGHIEN, Bras et Séviscourt. Images d'autrefois 297 Avant la fusion avec Libramont, contre laquelle l'édilité locale avait protesté dans une lettre adressée au Ministre de l'Intérieur, la commune de Bras - 3547 ha. 14 a. 52 ca. - était constituée des sections de Bras-Haut (vers Saint-Hubert), Bras-Bas (centre) et Séviscourt (vers Libramont). In Memoriam Maxime Dessoy, 1899-1980 315 Le dimanche 9 mars dernier, à la clinique Sainte-Elisabeth à Namur, mourait l'abbé Maxime Dessoy, curé-doyen émérite de Saint-Hubert et président de "Terre et Abbaye" depuis sa fondation.

  • Cahiers d'histoire, Tome V, J.M. DOUCET, La localisation de la conversion légendaire de saint Hubert à La Converserie. Supercherie monastique ? Tradition populaire ? Initiative des chasseurs romantiques du XIXe siècle ? 3 Selon les termes d'une ancienne oraison populaire, Hubert, prince d'Aquitaine à l'époque de l'Empire franc, délaissait le chemin de la foi chrétienne pour les sentiers de la chasse lorsqu'il eut un jour "l'avantage de voir Jésus crucifié entre les bois d'un cerf". Cette vision le détermina à se convertir et à s'engager dans la voie du sacerdoce. Ainsi commence la célèbre légende du premier évêque de Liège, patron des chasseurs, un des saints les plus populaires du calendrier catholique. J. HOCKAY, L'abbaye de Saint-Hubert au Moyen Âge, 1189-1500. I.- Années troublées et première restauration, 1189-1212 63 Cette série d'articles retrace, au rythme des abbatiats, l'histoire de trois siècles, plus précisément celle de la période 1189-1500. Celle-ci pourrait comprendre quatre volets: une période troublée (1189-1199), des essais de restauration (1199-1301), une réforme (1302-1364), les dernières années et l'ouverture aux temps modernes (1365-1500). Trois séquences composent cette première étude qui couvre les années 1189-1212. C. DUPONT, Les jurés de Saint-Hubert à la fin du Moyen Âge 109 Une enquête de G. Despy et C. Billen sur les jurés des villes de Basse-Lotharingie au XIIIe siècle permet de voir en eux les représentants d'une partie de la population urbaine liée plus spécifiquement au commerce ou, d'une manière plus large, à la richesse mobilière. Elle montre le caractère représentatif de cette institution, parfois temporaire, destinée à être le défenseur et le porte-parole d'un groupe ou d'une partie de groupe social. Étudier les jurés de Saint-Hubert oblige à analyser concrètement la mise en place et le fonctionnement historique de la réalité urbaine à Saint-Hubert et ajoute des éléments à la connaissance, encore fragmentaire, des villes médiévales en Ardenne. On ne connaît pas de manière exacte les causes et la date de création des jurés de Saint-Hubert, mais on sait, par un record de la haute cour du lieu daté de 1514, que c'est sous l'abbatiat de Jean d'Ockier (1373-1399) qu'un ou des conflits ayant surgi entre l'abbé et l'avoué de Saint-Hubert d'une part et les bourgeois d'autre part, il fut décidé de créer quatre jurés. A. LANOTTE, La crosse de Remacle de Marche, abbé de Saint-Hubert, 1538-1564. A propos d'une attribution erronée 119 Les chanoines titulaires de la cathédrale Saint-Aubain de Namur ont offert en 1929 à Paul-Justin Cawet, nommé évêque d'Himéria et désigné comme coadjuteur de l'évêque Thomas-Louis Heylen, une crosse réalisée par les orfèvres Salmon et Wouters des ateliers d'art de Maredsous. La pièce, conservée à l'évêché de Namur et récemment remise au trésor de la cathédrale, a figuré à plusieurs expostions organisées à Saint-Hubert. Elle y a été présentée comme une réplique de la crosse de dom Spirlet, dernier abbé du lieu. L'attribution est erronée: elle est une réplique de la crosse de Remacle de Marche, abbé de 1538 à 1564 dont elle porte le blason. L. HANNECART, Survivance de pélerinages expiatoires en Ardenne au XVIIe s. 131 La pratique des pèlerinages expiatoires et judiciaires a connu une extension considérable au Moyen Âge et en particulier aux XIVe et XVe siècles, pour s'estomper progressivement au siècle suivant. Cette sanction a été considérée par certains historiens comme un effet de la mainmise ecclésiastique sur les autorités civiles. D'autres cependant n'y ont vu qu'un élan religieux attisé par la renommée de certains sanctuaires. Il faut cependant remarquer que le recours à ce procédé était particulièrement fréquent dans les principautés ecclésiastiques. Le but poursuivi par le pèlerin était l'obtention du pardon de ses fautes ou de ses délits, après avoir visité le sanctuaire désigné. Pour s'assurer de la réalité du déplacement, l'autorité exigeait au retour un témoignage écrit. J. CHARNEUX, La table des moines ou un quart de siècle d'alimentation à l'abbaye de Saint-Hubert, 1717-1742 139 Traditionnellement, l'historien s'intéressait fort peu à l'histoire matérielle, à l'évolution du niveau de vie et, encore moins, aux coutumes alimentaires. Mais, depuis quelques années, l'alimentation devient l'un des domaines de la recherche et de l'interprétation historique. Pour l'abbaye de Saint-Hubert au sens très large, soit "de la dépense pour la nourriture de la communauté, hôtes et domestiques', nous disposons d'un précieux livre de comptes, tenus sans discontinuité pendant un quart de siècle, du 10 décembre 1717 jusqu'au 20 février 1742. M.-S. DUPONT-BOUCHAT, Le pénitencier de Saint-Hubert. I. - La maison pénitentiaire des jeunes délinquants, 1840-1867 161 Le 8 juin 1840, l'Etat décrète l'établissement de la maison pénitentiaire des jeunes délinquants dans l'ancienne abbaye de Saint-Hubert. Le pénitencier s'ouvrira le 1er juin 1844. Un peu plus de cent ans plus tard, un procès retentissant aboutit à la fermeture de Saint-Hubert (1953-1954). Ces cent années d'histoire du pénitencier de Saint-Hubert font l'objet d'une série d'articles dans les Cahiers d'histoire. ce premier article a pour objet l'origine de l'institution et l'histoire des premières années en tant que "maison pénitentiaire pour jeunes délinquants" de 1840-1844 à 1867, avant que n'intervienne la première réforme. L'objectif de ce premier article est de mettre en lumière le contexte économique et social, politique et juridique, idéologique et mental au sein duquel la maison de Saint-Hubert a vu le jour. G. HOSSEY, La bataille de Luchy (Bertrix-Ochamps), le samedi 22 août 1914 183 Le dimanche 2 août 2014 à 19 h, Karl von Below-Saleske, ministre d'Allemagne à Bruxelles, remet à Julien Davignon, ministre des Affaires étrangères, le texte de l'ultimatum allemand. Le 4 août, les troupes allemandes envahissent la Belgique. Le plan allemand, dénommé plan Schlieffen, prévoit le débordement de l'armée française par son aile gauche. Cette manœuvre implique le passage par la Belgique et donc la violation de sa neutralité. Dans le Sud-Luxembourg, deux armées allemandes, la IVe armée (Albert duc de Wurtemberg) et la Ve (Kronprinz), se trouvent face à la 4e armée française (général Langle de Cary). Les combats du 22 août, livrés à Maissin, Luchy, Neufchâteau et Rossignol, s'inscrivent dans une même offensive allemande visant le passage de la Semois en direction de la Meuse. J.-P. SERVAIS, Un exode 'en Quarante' 195 Journal de bord tenu du jeudi 9 mai au mercredi 21 août 1940, cette chronique relate les événements de la vie quotidienne au cours de l'exode en France de quatorze Saint-Hubertois qui ont eu la chance d'échapper aux moments les plus tragiques de "la tourmente". C. MECHIN, Les corporations actuelles de bouchers sous le patronage de saint Hubert 225 D'entrée de jeu, précisons que l'article n'est pas une recherche historique sur les anciennes confréries de bouchers qui ont eu saint Hubert pour titulaire. L'étude se place dans une perspective actuelle. Au moment de sa rédaction (1981), il existe des groupements de bouchers qui n'ont pas une vocation exclusivement technologique ou syndicale, mais qui se veulent prolongement ou relance des anciennes corporations de métiers. La manière dont fonctionnent ces groupements, les préoccupations qu'ils expriment ont été prises en compte dans une perspective ethnologique. C'est-à-dire qu'à travers ou malgré le clinquant "folklorique" que revêtent certaines manifestations, c'est la structure mentale de ces groupes que l'article tente de saisir. La description ethnographique de ces confréries permet de dégager la cohérence de ces systèmes et d'essayer de justifier le choix de saint Hubert comme patron de confréries de bouchers. Histoire et Méthode P. WYNANTS, Histoire locale et communatuées de religieuses enseignantes, XIXe-XXe s. Orientations de recherche 247 L'étude s'intéresse aux communautés féminines les plus répandues dans le diocèse de Namur et, plus particulièrement, dans la province de Luxembourg: celles qui se consacrent à l'enseignement populaire, gardien et primaire, dans les campagnes et les bourgs. Elle envisage surtout la période 1830-1913, qui correspond à leur expansion et leur diffusion dans l'espace. L. MARQUET, A propos des 'mousses d'Ardenne' 271 Que sont donc les 'mousses d'Ardenne' dont il est question dans la correspondance de Dom Nicolas Spirlet vers 1768? L. MARQUET, Le lycopode dans le parler populaire et dans le folklore 279 Dénominations locales et usages du lycopode dans le folklore. J. GILLARD, La fagne et ses produits : les 'mousses' d'Ardenne et leurs utilisations aux XIXe-XXe s. 281 La "fagne" était autre chose que la lande que nous avons vue se détruire peu à peu sous la bêche des défricheurs. Il était des espaces tellement imbibés d'eau stagnante que rien d'utile pour l'agriculture n'y poussait. Seuls les joncs, les saules, les bouleaux, les peupliers trembles et les mousses grandissaient dans les endroits les moins humides. Malgré tout, nous ancêtres parvenaient à tirer parti des produits de ces lieux peu favorisés. J. GILLARD, R. d'ORJO & G. HOSSEY, Substructions romaines à Bras-Haut au lieu-dit 'Toray' 283 Poursuivant avec succès ses sondages à Bras-Haut, au lieu-dit Toray, Saint-Hubert d'Ardenne, alors Terre et Abbaye de Saint-Hubert, a, du 24 septembre au 14 octobre 1980, mené à bien sa troisième opération de recherches. Celle-ci a permis de mettre en évidence des vestiges situés à 23 m au nord-ouest des substructions découvertes en octobre 1979. M. TIBERGHIEN, L. FAUTRAY & P. DUFRÊNE, Pêle-mêle de rares et belles photographies hubertines d'autrefois 293 Ce nouveau florilège de cartes postales illustrées et photographies inédites complète celui qui a été présenté dans le Tome I des Cahiers d'histoire de Saint-Hubert d'Ardenne.

  • Cahiers d'histoire, Tome VI, G. DESPY, Villes, bourgades et franchises en Ardenne au Moyen Âge. I. - État des problèmes 3 Quelles localités peut-on historiquement baptiser du nom de "ville", que ce soit dans les Ardennes au sens géographique du terme, que ce soit dans le cadre du duché de Luxembourg, tel qu'il s'est constitué lentement et progressivement pendant l'époque médiévale, tout en tenant compte du statut particulier de terres comme celles de Bouillon, de Saint-Hubert, de Vielsalm, de Saint-Vith ou d'Orchimont? J. HOCKAY, L'abbaye de Saint-Hubert au Moyen Âge, 1189-1500. II. - Un tempérament : l'abbé Thierry III de Waha (1212-1242) 23 Les funérailles de l'abbé Guillaume viennent de se terminer. La communauté, selon la coutume, se réunit alors en chapitre pour procéder à l'élection de son successeur. Les scrutins citent un nom: Thierry de Waha. Ce qui fait dire à Romuald Hancar: "il fut esleu régulièrement", c'est-à-dire démocratiquement... L. CLAUDE, Feuilly. Un ban et une seigneurie entre Our et Lesse 57 Feuilly a cette particularité d'être une terre seigneuriale sur laquelle ne réside aucun habitant. Citée dans la charte d'affranchissement des Abbyes de février 1267, elle se trouve dans l'angle de la Lesse et de son affluent l'Our. P. STASSEN, Le fabuliste Jean-François Sokay, de Masbourg (1758-1828). Notable, 'savant', commissaire du Directoire et mayeur-poète 75 C'est presque une gageure que de rendre au jour un "homme de lettres" disparu depuis sept générations. Quasiment toute sa correspondance est perdue, il ne peut guère être jugé que d'après ses œuvres littéraires. La découverte fortuite de quelque cent fables de Sokay, manant, puis citoyen et enfin maire de son village nous impose ce travail. J. CHARNEUX, Escarmouches anti-orangistes à Saint-Hubert en 1818 109 Contacts et échanges séculaires obligent, les habitants de Saint-Hubert sont réputés avenants et généreux. Naturellement affables, les Borquins parfois gardent difficilement la bouche cousue et les poings en poche. En juillet 1818, lors de journées dont il reste trace dans de rares archives à La Haye, les injures et les horions ont volé d'abondance dans la ci-devant cité abbatiale. Circonstance aggravante, de dignes fonctionnaires et des magistrats austères vont en venir aux mains. Procureur du roi, juges, avoués, sous-intendant, bourgmestre-président de la Régence, commandant de la gendarmerie, etc. vont se provoquer et se colleter sur la place publique, devant le peuple ahuri ou goguenard. J.-P. MONNAIE, Les fontaines d'Awenne. Aux origines de l'aspect d'un village 131 Qui se promène, à 8 km au nord-ouest de Saint-Hubert, par les rues du charmant village d'Awenne, ne manque pas de remarquer les huit fontaines qui en jalonnent la traversée. Leur aspect et leur nombre sont, avec le souvenir hâtif de l'académicien Joseph Calozet et des sabotiers, le seul élément que les guides retiennent de la localité. F. DIGNEFFE & M.-S. DUPONT-BOUCHAT, Le pénitencier de Saint-Hubert. II. - De la maison pénitenciaire à l'école de bienfaisance (1867-1890) 139 Entre 1867 et 1890, le pénitencier de Saint-Hubert a connaître successivement quatre changements de dénomination. De 1844 à 1867, il s'était appelé "Maison pénitentiaire des jeunes délinquants". De 1867 à 1881, il se nomme "Maison pénitentiaire et de réforme". En 1881, le terme "pénitentiaire" disparaît et Saint-Hubert devient "Maison spéciale de réforme". Enfin, en 1890, on adopte une nouvelle dénomination qui semble marquer le terme de toute une évolution: ce sera désormais une "École de bienfaisance de l'État". L. MARQUET, La fabrication de potasse. Une industrie en forêt de Freyr 187 Dans un article de MM. Dendal et Henrard consacré aux "mousses d'Ardenne", on trouve la description d'un incendie qui, le 29 mai 1768, avait ravagé le bois de Transinne. L'abbé Spirlet déclare qu'il semble que ce feu provient du "cendriage", que les auteurs décrivent comme une opération préalable à la fabrication de la potasse. A. GEUBEL, Freyir et Freux. Deux noms qui nous viennent du Froid ? 191 L'étymologie des deux noms de lieu, très proches l'un de l'autre, Freux et Freyir a donné lieu à maintes interprétations. M. J. Herbilllon vient de publier dans la série de ses précieuses Notes de toponymie namuroise une intéressante mise au point que nous tentons de résumer ici. M. WATHELET, Exploitation des tourbières luxembourgeoises en 1819. Matériaux et perspectives de recherches 197 L'historiographie ignore tout ou presque des formes anciennes des exploitations de tourbières luxembourgeoises, des circonstances de la production ou de sa quantification, de la chronologie des mises en exploitation. En somme, reste posée la question fondamentale: quels rapports ces hommes entretenaient-ils avec leur milieu naturel et, en particulier, avec leurs tourbières? Jusqu'ici, une histoire bien pauvre. Objet d'histoire, les tourbières ne l'ont été qu'en tant ue sources de substitution pour servir à des analyses parallèles, celles du climat et des formes primitives du peuplement. Ces histoires se font à l'insu d'hommes qui œuvrèrent dans les tourbières pour leurs moyens énergétiques. Pourtant, on sait d'expérience que certaines exploitations intensives de tourbières peuvent entraîner des bouleversements écologiques et modifier entièrement l'aménagement du territoire et des formes de peuplement. O. LOTHAIRE, Le vinaigre de pommes de jadis. Sa fabrication ménagère en Ardenne et Famenne 219 Chaque année, le mois de novembre rappelait à l'auteur une activité aujourd'hui oubliée, mais qui subsista dans bien des villages jusqu'aux années 1920: la fabrication ménagère de vinaigre de pommes. M. TIBERGHIEN & L. FAUTRAY, Images d'autrefois. La vie quotidienne au début du siècle en Luxembourg : petites entreprises et petits métiers 227 En marge des grands secteurs de l'économie, de nombreux petits artisans et petits commerçants ne nouaient les deux bouts qu'en travaillant durement 10 à 12 heures par jour ou plus, chaque jour sans relâche. Les sabotiers, les fabricants de balais, les bourreliers, les selliers, les scieurs, les boutiquiers n'en sont que quelques groupes. Il y avait aussi les petits planteurs de tabac, les apiculteurs, les nombreux marchands ambulants: marchands de prunes, vanniers, charrons, étameurs, colporteurs multiples. Bon nombre de femmes également: dentellières, personnel d'hôtel, porteuses de pain, laveuses, passeuses d'eau, fendeuses, porteuses de bois de chauffage. Sans oublier les "fonctionnaires", comme les douaniers, les cheminots, les facteurs, les crieurs publics... In Memoriam René Delcourt (1898-1981) 263 Le mardi 6 octobre 1981 décédait René Delcourt, pharmacien et vice-président de "Terre et Abbaye de Saint-Hubert" depuis sa fondation. Il nous a quittés dans sa quatre-vingt-quatrième année. Pour fêter un lustre, le samedi 26 septembre 1981, 'Terre & Abbaye de Saint-Hubert' invitait 263 Le samedi 26 septembre 1981, "Terre et Abbaye de Saint-Hubert" organisait une journée d'histoire et archéologie sur le thème "Villes, bourgades et châteaux en Ardenne au Moyen Âge".

  • Cahiers d'histoire, Tome VII, L. CHANTRAINE, L'âge roman en Luxembourg : témoins architecturaux. Inventaire et carte 3 J. HOCKAY, L'abbaye de Saint-Hubert au Moyen Âge, 1189-1500. III. - Clarté et nouvelles brumes : L'abbé Albert III (1242-1262) 33 R. BRULET, Recherches dans la crypte de la basilique de Saint-Hubert 73 M. WATELET, Essai sur l'histoire des communautés rurales luxembourgeoises. L'exemple de la Terre de Saint-Hubert au XVIIIe siècle 81 J. CHARNEUX, Notre-Dame de Forêt (Taverneux-Houffalize) rend la vue à un sujet hubertin en 1757 151 L. KNAPEN, Qu'est devenue la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Hubert ? Une enquête en cours 159 M.-S. DUPONT-BOUCHAT, Le pénitencier de Saint-Hubert. III. - L'École de Bienfaisance de 1890 à 1914 165 É. PÈCHEUR, Jeux d'enfants à Saint-Hubert vers 1900-1930 197 M. ANSELME, La météorologie populaire en Ardenne : enquête dialectologique sur le parler de Bertrix (Ne 44) 215 . GILLARD, Notes sur la fourmi rouge en Ardenne, prolétaire du monde animal 229 R. MOUZON, Dialecte wallon d'aujourd'hui : Lucien Mahin de Transinne 235 M. TIBERGHIEN & L. FAUTRAY, Images d'autrefois. L'agriculture au début du siècle en Luxembourg : attelages, fenaison et moisson 243 Naissance de l'asbl 'Association Pierre-Joseph Redouté, 1759-1840, Saint-Hubert' 267

  • Cahiers d'histoire, Tome VIII, Liminaire 5 J.-M. DUVOSQUEL et J. CHARNEUX, Léon Hannecart. Quelques notes biographiques 7 Bibliographie de Léon Hannecart 9 Témoignages 11 Première partie : Histoire de Saint-Hubert et de la région Chr. PIERARD, Une lettre de sauvegarde à l'avantage de Hamerenne en 1672 21 J.-M. DUVOSQUEL, La population d'un village d'Ardenne au XVIIIe siècle : Hatrival en 1732 d'après le 'status animaru' de Jean-Otton Cardon 31 R. PETIT, L'incendie de la ville de Saint-Hubert en 1735 et ses conséquences sociales 69 A. VANRIE, Cartes du Chemin neuf aux Archives générales du Royaume à Bruxelles 83 L. HANNECART, La ville de Saint-Hubert en 1766 99 R. CARPEAUX, A propos d'un curieux potager (réchaud) en Ardenne 109 .-J. HOEBANX, Une implantation maçonnique à Durbuy : L'Étoile des Ardennes (1841-1854) 113 M.-S. DUPONT-BOUCHAT, Saint-Hubert, pénitencier modèle au XIXe siècle 142 D. MISONNE, Victor Mousty (1836-1876). Un Hubertin chez les Zouaves pontificaux 161 P. HANNICK, La rédaction des tables alphabétiques des registres paroissiaux dans la province de Luxembourg au XIXe siècle 179 A. DESPY-MEYER, L'enseignement ménager dans la province de Luxembourg au XIXe siècle 186 G. HOSSEY, L'effondrement de Warmifontaine en 1912 207 E. DE KEYSER, Les sculptures de Christian Leroy à l'église Saint-Aubin de Lavacherie 219 F. DUPONT et M. SCIEUR, La forêt wallonne et les tempêtes de 1990, particulièrement à Saint-Hubert 229 Deuxième partie : Histoire de l'abbaye de Saint-Hubert G. DESPY, Questions sur les origines de l'abbaye de Saint-Hubert 243 P. COCKSHAW, Les Evangiles de Saint-Hubert dits de Charlemagne 257 J. STIENNON, A la table de Thierry Ier, abbé de Saint-Hubert (1055-1086) 275 J.-M. YANTE, Le prieuré de Sancy et les possessions hubertines dans le région de Thionville aux XIe-XIIIe siècles 285 R. LAURENT, Les sceaux de l'abbaye de Saint-Hubert (XIIe-XVIIIe siècle) 299 J. CHARNEUX et A. MATTHYS, Le réfectoire des bénédictins de Saint-Hubert aux XVIe-XVIIIe siècles. Etude historique et archéologique 311 L. HANNECART, L'aliénation de la seigneurerie de Tilleur par l'abbaye de Saint-Hubert. Un acte capital de 1603 325 P.-P. DUPONT, Domaine forestier et ressources financières de l'abbaye de Saint-Hubert aux XVIIe et XVIIIe siècles 333 B. WODON, La rampe en fer forgé (1731) du palais abbatial de Saint-Hubert : un témoignage de serrurerie au coeur de l'Ardenne 343 J.-J. HEIRWEGH, Dom Nicolas Spirlet et la scierie mécanique de l'abbaye de Saint-Hubert 353 A. FELIX, Dom Nicolas Spirlet et la fabrique d'eau-forte de Remagne 363 A. UYTTEBROUCK, Le Collège de Saint-Hubert à la fin de l'Ancien Régime 369 Troisième partie : Le culte de saint Hubert Chr.-A. DUPONT, Les débuts du culte de saint Hubert à Andage 392 Fr. JACQUET-LADRIER, Bouchers et ermites ou la dévotion à saint Hubert à Namur aux XVIIe-XVIIIe siècles 415 J. NAZET, Bienfaisance et culte : la confrérie de Saint-Hubert à Tournai du XVIIe au début du XIXe siècle 431 M.-A. ARNOULD, Une église de Saint-Hubert en Hainaut : Loverval. Souvenirs et histoire 441 P. BAUWENS, La confrérie de Saint-Hubert à Amay sous l'Ancien Régime (1773-1795) 455 J.-M. BATIS et J.-M. DOUCET, La Société royale Saint-Hubert d'Aubel 469 A. DOPPAGNE, En Bretagne, saint Hubert et saint Tugen 483 A. DIERKENS, Une oeuvre du sculpteur Guillaume Geefs : le 'cénotaphe de saint Hubert' (1847) offert par le roi Léopold Ier à l'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert 495 P. LASSENCE, Les statuettes de saint Hubert en porcelaine d'Andenne 511 J.-P. DUCASTELLE, Les images de saint Hubert éditées par Coppin-Goisse à Ath dans l'Entre-deux-guerres 533

  • Cahiers d'histoire, Tome IX, Pierre-Paul DUPONT, Liminaire 5 Yves DESMET, La Fontana Andaina, une origine païenne pour Saint-Hubert ? 7 Aujourd'hui encore, on trouve à cinq cents mètres au nord-est de la basilique une source dite de Saint-Hubert qui alimente un petit étang et s'étend par une série de ramifications souterraines sous l'église, la place et l'abbaye. Cette "source de Saint-Hubert" était réputée miraculeuse et connut un regain de faveur en 1927 à l'occasion du douzième centenaire de la mort du saint. Albert VAN ITERSON, Les rapports entre l'abbaye de Saint-Remy à Rochefort et l'abbaye de Saint-Hubert 25 Il n'y a rien d'étonnant à ce que des rapports, assez fréquents au moins à certains moments, aient existé entre le monastère cistercien de Saint-Remy et celui des Bénédicains de Saint-Hubert, la distance qui les sépare n'étant pas grande; d'autant plus qu'il n'y eut pas d'autres abbayes dans la région. Un lien de fraternité entre eux se manifesta spontanément entre ces deux monastères, tandis que les calamités les frappèrent souvent en même temps, ce qui fut l'occasion de se concerter et de voir comment en sortir. Il y eut aussi des événements plus réjouissants, comme l'élection ou la bénédiction d'un abbé ou une simple halte en allant ou en revenant de Bruxelles, Namur, Dinant, Huy ou Givet pour les "Hubertins", et d'Orval ou de Luxembourg pour ceux de Rochefort. Jean-Pol WEBER, Bartholomé Pirotte, architecte des châteaux de Mirwart et de Bure ? 41 Devenu propriétaire du château de Mirwart en 1706, Godefroid-Ferdinand de Smackers eut pour première préoccupation l'édification, à l'emplacement des vestiges de l'ancienne fortification, d'un château de plaisance dans le goût de l'époque. Ses ancres donnent la date de 1710 qui correspond à l'achèvement des travaux. Dans la correspondance et la comptabilité du régisseur de Mirwart qui supervisa l'ouvrage, Pol Pirlot a relevé une fois le nom d'un ingénieur Philippeau, de Dinant, et celui de Frère Bérégise Cramillon, de l'abbaye de Saint-Hubert, auquel il attribue sans la démontrer la paternité des plans. Une pièce d'archive récemment découverte ouvre de nouvelles perspectives. Il s'agit d'une quittance rédigée en 1709 par Godefroid de Smackers; elle est signée par "Bartholomé Pirotte, architecque" qui perçoit 115 écus "pour avoir vacké aus bastimens de Mirwart". Jacques CHARNEUX, Les cuisiniers et casseroliers à l'abbaye : Saint-Hubert et ses brigades alimentaires au XVIIIe siècle 49 L'article traite de toutes les personnes, stipendiées ou non, permanentes ou occasionnelles, qui produisent les aliments, qui les manipulent ou qui les transforment, qui les préservent et les conservent, qui les achètent et les transportent, enfin qui les préparent dans les cuisines ou qui les servent à la dizaine de tables répertoriées et réparties hiérarchiquement. À l'abbaye de Saint-Hubert, n'importe qui ne mangeait pas avec n'importe qui ! Et encore moins, n'importe quoi n'importe où ! Par ailleurs, pas question d'improviser: il faut sustenter, en les traitant correctement, plus de cent personnes chaque jour de l'année. Richard JUSSERET, Le quartier abbatial de Saint-Hubert réinterprété : une mise en "valeurs" ! 73 La réception provisoire des travaux de rénovation des façades et de la cour du quartier abbatial de Saint-Hubert a eu lieu le dernier trimestre 2001. L'opération avait débuté au mois d'août 1999. Ce bâtiment prestigieux classé le 4 juillet 1990, inscrit sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie, attendait sa restauration depuis près d'une décennie. Aujourd'hui, les visiteurs sont surpris - plus encore qu'hier - par les derniers témoins de l'ancienne abbaye de Saint-Hubert. Auparavant l'ancienne abbatiale attirait tous les regards. À présent, le quartier abbatial "retrouvé" suscite tous les étonnements. Ils portent sur la polychromie générale, sur l'aspect de la cour, sur la hauteur du mur, sur la grille choisie… Quelle que soit la nature des réactions, celles-ci se cristallisent toutes sur des options de rénovation qui trouvent leur sens dans l'analyse du bâti appuyée par les archives et les travaux sur le sujet, dans le suivi du chantier, l'histoire de la construction du quartier et son esthétique savante, enfin dans l'avenir qu'il faut dorénavant réserver à ce quartier de grandes valeurs.André MATHOT, Histoire d'une signature. Renier Panhay de Rendeux (1687-1744) auteur de la statue de la Vierge du maître-autel de la basilique de Saint-Hubert 121 André MATHOT & Louis CLAEYS, Etonnante basilique de Saint-Hubert. Géométrie sacrée et cosmo-tellurisme 125 Jean-Marie DUVOSQUEL, La statistique de l'arrondissement de Saint-Hubert (département de Sambre-et-Meuse) publiée en 1802 par le sous-préfet Dewez 135 René SATINET, L'alimentation en eau de la ville de Saint-Hubert de 1830 à 1930 205 Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT, Jules Lejeune et le pénitencier de Saint-Hubert 209 Emile PECHEUR, Saint-Hubert : la bombe volante du samedi 25 novembre 1944 225 Tables des matières des huit premiers volumes de la collection Saint-Hubert d'Ardenne. Cahiers d'histoire
  • Cahiers d'histoire, Tome X, Pierre-Paul DUPONT, Avant-propos 5 Jean-Claude MULLER, Les armes de l'abbé Jean dit Balla de Saint-Hubert sur un gobelet d'argent au Louvre 7 En été 2001 eut lieu au Musée de l'Ardenne à Charleville-Mézières une exposition d'orfèvrerie régionale dans laquelle une pièce fort ancienne retint particulièrement l'attention du visiteur : un gobelet en argent haut de 11 cm, datant du XVe siècle, entré en 1946 au département des Objets d'art du Louvre. Richard JUSSERET, Deux frères convers "architectes" à l'abbaye de Saint-Hubert dans la première moitié du XVIIIe siècle : frère Bérégise et frère Adam 15 La première moitié du XVIIIe siècle à Saint-Hubert a vu la construction ou l'aménagement de l'ensemble abbatial aujourd'hui conservé et protégé. Ce témoin a donné lieu à des recherches récentes. Accessoirement, elles ont livré à notre connaissance les noms de frères convers, "architectes" de l'abbaye : frère Bérégise et frère Adam. Elles les ont mis en relation avec des artistes, liégeois comme le maître-sculpteur Arnold du Hontoir pour le premier ou dinantais comme les marbriers Boreux pour le second. Bérégise aurait participé à la construction de la façade de l'abbatiale (1700-1702) et aux premiers aménagements intérieurs (1717-1727). Adam a participé à la construction du nouveau quartier abbatial (1729-1733) et aux derniers aménagements de l'abbatiale (1727-1740). L'objet de cet article sera de mieux connaître ces deux personnes en livrant les résultats d'enquêtes menées essentiellement dans le fonds d'archives de l'abbaye de Saint-Hubert. Il cherchera aussi à cerner leur implication dans les travaux à Saint-Hubert et aux alentours et posera finalement la problématique de leur attribution. Hadrien KOCKEROLS, Le monument funéraire de Thomas de Marchant et d'Ansembourg et d'Anne-Marie de Neuforge à Tuntange. Une oeuvre signée de Renier Panhay de Rendeux 43 Le peintre et sculpteur liégeois Renier Panhay de Rendeux n'a pas encore fait l'objet de recherches qui auraient pu aboutir à établir une monographie de son oeuvre. Le but de cet article est d'y apporter une pierre en faisant connaître une de ses oeuvres, le monument funéraire de Thomas de Marchant et d'Ansembourg et d'Anne-Marie de Neuforge, conservé à l'église de Tuntange au Grand-duché de Luxembourg. Le monument est à mettre au catalogue de ses oeuvres: il est signé. De ce fait, il ne pouvait passer inaperçu; mais, curieusement, s'il a été mentionné à diverses reprises, l'historien de l'art belge semble l'avoir ignoré. Olivier VANDERHAEGHEN, Nicolas Spirlet, futur abbé de Saint-Hubert : un courtisan au service de l'Autriche (1743-1760) 57 Dom Nicolas Spirlet, dernier abbé de Saint-Hubert d'Ardenne (1760-1794), fait partie de ces figures dont aucune étude ne pourra jamais parfaitement brosser le portrait. Seigneur et abbé mondain typique du XVIIIe siècle, le personnage de Spirlet est à plus d'un titre insaisissable. C'est souvent au travers de certaines facettes de sa forte personnalité que les historiens l'ont approché. On le présente ainsi comme un entrepreneur dont l'intérêt pour l'industrie fut incontestable, mais dont les tentatives furent bien souvent malheureuses. Au point de vue politico-religieux, son règne fut marqué par la querelle qui l'opposa à certains de ses moines. Il en ressort l'image tronquée d'un abbé dispendieux et contesté, aux conceptions variables et aux humeurs changeantes. L'étude s'intéresse aux années obscures de la vie de Spirlet, à savoir celles précédent son accession à l'abbatiat hubertin en 1760. Jean-Pol WEBER, Une oeuvre du serrurier Gaspar Lambin au château de Bure 85 Bure se trouve dans le giron de l'abbaye de Saint-Hubert depuis la première donation de l'évêque Walcaud (805). Les moines y possèdent un pied à terre, sans doute une ferme et un quartier résidentiel. En 1579, le prince-évêque de Liège autorise les religieux à fortifier les lieux. Les vestiges monumentaux et les sources iconographiques montrent un château-ferme en quadrilatère, ceint de douves, doté de quatre tours de défense et d'un porche fortifié. À partir de 1726, après un incendie, l'abbé Clément Lefèbvre (1686-1727) fait entièrement raser l'aile orientale et rebâtir à neuf un quartier abbatial. Le 8 juin 1938, le feu à nouveau emporte cette partie de l'édifice qui, depuis 1900, est réaffecté en établissement scolaire. Xavier DUQUENNE, L'architecte Dewez et l'abbaye de Saint-Hubert au XVIIIe siècle 93 Quelles étaient les relations entre l'architecte Dewez et l'abbaye de Saint-Hubert, ou plus précisément les relations de parenté, d'architecture et autres entre l'achitecte et dom Nicolas Spirlet, abbé de Saint-Hubert de 1760 à 1794 ? Si Spirlet apporta son soutien à Dewez, celui-ci n'a rien construit à Saint-Hubert, mais a reconstruit une partie du prieuré de La Grandville, dépendance lorraine de l'abbaye. Louis CLAEYS & André MATHOT, Contribution à l'étude du symbolisme hubertin 109 Albert FRAIPONT, L'Institut Notre-Dame au fil des jours… et des heurts… du régime hollandais (1815-1830) 117 Entre 1815 et 1830, la réunion en un État monarchique des Pays-Bas du Nord et du Sud dirigé par le roi Guillaume Ier (1772-1843) concernera Saint-Hubert. Au coeur de l'Ardenne, l'Institut Notre-Dame, comme sa ville d'élection, pourrait paraître bien éloigné de ces grands soubresauts européens si une correspondance soutenue entre les établissements tenus par les soeurs n'y faisait maintes fois référence. Ce volumineux courrier dresse un tableau de la vie quotidienne, petite histoire inscrite au coeur de la grande et marquée par elle. Albert FRAIPONT, Quand le passé de la région de Saint-Hubert revit au rythme des photos et cartes illustrées 137 Sur une carte oblitérée en 1927, on aperçoit un groupe de personnes posant, devant l'actuel n° 9 de la rue Saint-Gilles, sous l'enseigne d'un commerce qui a dû susciter bien des rêves d'enfants: le Bazar national. Si le magasin vendait "de tout", l'épithète "national" s'avère quelque peu grandiloquente, mais la dénomination confirme la popularité du concept "Bazar" comme sésame de vente et signe encore bien ténu de promesse de société de consommation pour tous. Marie-Sylvie DUPONT-BOUCHAT, De l'école de bienfaisance à l'école de caïds. Les dernières années du pénitencier de Saint-Hubert (1913-1956) 143 Le dernier épisode de l'histoire du pénitentier de Saint-Hubert s'achève en 1956 avec le départ des derniers élèves, suite à un double procès, devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau d'abord, de septembre 1954 à janvier 1955, puis devant la cour d'appel de Liège, en avril-mai 1955. Ce procès aboutit à la condamnation, le 2 juin 1955, de quatorze éducateurs pour mauvais traitements infligés aux enfants confiés à leur garde. Cette lamentable affaire eut pour conséquence la fermeture définitive d'une institution vieille de plus de cent ans - elle avait été créée, rappelons-le, par Edouard Ducpétiaux, inspecteur général des prisons du royaume en 1840. Nathalie NYST, Du vélin au plastique. P.-J. Redouté dans les boutiques 201 L'œuvre de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), déjà largement diffusée du vivant de l'artiste, continue d'inspirer non seulement de grandes firmes commerciales, mais également des artisans d'art ou des amateurs de loisirs créatifs. Certains des objets, aujourd'hui détournés de leur fonction première, se retrouvent en vente sur les étals des brocanteurs. D'autres sont encore produits, voire nouvellement créés à l'intention d'une clientèle friande d'ornementation florale. Guido HOSSEY, Bertrix. Du village ardennais traditionnel à une bourgade régionale (1890-1918) 247 Des conséquences fondamentales se dégagent de l'intégration de Bertrix dans le réseau du chemin de fer belge. Elles entraînent une évolution lente, progressive, mais irréversible de la bourgade dès la fin du XIXe siècle: appel à de nouvelles entreprises, création d'emploi, augmentation de la population, extension du centre ancien vers la gare, transfomation de la vie quotidienne, redéfinition de l'organisation politique, modification des mentalités. Le village traditionnel devient une bourgade régionale. Pierre-Paul DUPONT, La chapelle de Saint-Hubert à la Converserie. On n'a pas tous les jours cent ans 289 La chapelle dédiée à saint Hubert au hameau de La Converserie (commune de Tenneville, paroisse de Laneuville-au-Bois) a été inaugurée le 23 août 1904. C'est peu de temps après la découverte des ruines de l'ancienne chapelle Sainte-Catherine par les fermiers de La Converserie que Mgr Thomas-Louis Heylen, évêque de Namur (1856-1941), forme le projet de réédifier à La Converserie une nouvelle chapelle en l'honneur du patron des chasseurs. Michette SATINET-DEMET, Les débuts de la guerre 1914-1918 à Saint-Hubert vus par trois Borquins 293 Au départ de trois témoignages écrits laissés par des habitants du bourg (Sophie Peetermans, préceptrice des filles du notaire Paul Poncelet, le frère Épimaque, directeur de l'Institut Saint-Joseph, et Théophile Contor, inspecteur des écoles primaires des cantons de Saint-Hubert, Wellin et Nassogne), l'article évoque la vie quotidienne d'une petite ville ardennaise durant les premiers mois de la guerre 1914-1918. Émile PÊCHEUR, "J'avais 19 ans en 40 !" Évacuation de deux Frères maristes et de cinquante étudiants de l'ISMA d'Arlon en 1940 (du 10 mai au 8 septembre) 327 "Le 10 mai est le jour prévu pour notre retour en famille à l'occasion de la fête de la Pentecôte. Nos valises sont prêtes depuis la veille au soir. Dès les premières explosions, nous sommes donc vite prêt: beau costume et valises, je descends, bon dernier le grand escalier. Au palier de la salle de physique, je rencontre le Frère Ferdinandus. 'Où allez-vous, Émile?' - 'Mais à la gare, cher Frère.' - 'Mon pauvre garçon, il n'y a plus de trains qui partent d'Arlon. Les Allemands sont à Martelange. Ils ont bombardé la gare de Jemelle et d'autres. Équipez-vous pour une longue marche, avec vos valises, vous n'irez pas loin.'" Georges JACQUEMIN, Le sanglier de B. 381 Georges JACQUEMIN, Les proverbes du chasseur 387

  • Cahiers d'histoire, Tome XI , Avant-propos - Quarante ans d'étude et de promotion du patrimoine hubertin 5 Guido HOSSEY et Martine MONIOTTE, La villa romaine de Bras-Haut (Libramont) 7 Wim DE GROOT, Qui est l'auteur du vitrail d'Adolf von Schauenburg dans la basilique de Saint-Hubert ? Sur les traces du peintre-verrier Pieter Dircksz Crabeth et de son fils dans les anciens Pays-Bas 39 Il ne subsiste qu'une seule verrière complète de la reconstruction du XVIème siècle de la basilique de Saint-Hubert, une seule verrière qui ait échappé aux destructions des gueux. Mais quels en furent les auteurs ? Les Crabeth, célèbres maîtres-verriers aux Pays-Bas, y furent-ils associés ? C'est à cette question que l'auteur du présent article s'efforce d'apporter un éclairage nouveau, qui débouche sur les liens de Saint-Hubert avec les puissants de l'époque. André MATHOT et Louis CLAEYS, Étonnante abbatiale de Saint-Hubert : l'énigme de la marche du maître-autel 73 Cette publication déchiffre la série de cinq figures géométriques qui orne la marche du maître-autel de la basilique de Saint-Hubert. Richard JUSSERET, Les Croka, maîtres tailleurs de pierre liégeois au XVIIIe siècle. Enquête sur l'origine de la collaboration de l'abbaye avec l'atelier de Hontoir 77 Les Croka, marchands, tailleurs et polisseurs de pierres se retrouvent fréquemment à Liège aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'analyse des marchés passés avec l'abbaye de Saint-Hubert, l'enquête menée dans les archives liégeoises et l'observation matérielle du quartier abbatial permettent de mieux cerner les personnes, leur expertise et d'expliquer les raisons pour lesquelles elles séjournent à Saint-Hubert en Ardenne. A travers eux, une enquête est menée sur l'origine de la collaboration de l'abbaye avec l'atelier du fameux sculpteur liégeois Arnold de Hontoir. Olivier VANDERHAEGHEN, Thomas-Joseph Jehin (1732-1805), moine rebelle, pamphlétaire et révolutionnaire au XVIIIe siècle : un essai de biographie critique 97 Thomas-Joseph JEHIN (1732-1806),moine rebelle, pamphlétaire et révolutionnaire, a laissé son empreinte dans l'historiographie de nos régions à la fin du XVIIIe siècle. L'article est divisée en deux parties: la première met l'accent sur les démêlés qui l'opposèrent à dom Nicolas Spirlet, dernier abbé de Saint-Hubert (1757-1772). La seconde revient sur son rôle dans les évènements précurseurs de la révolution liégeoise de 1789 et sa participation à la Révolution Française. Cette biographie critique se basant sur des sources peu utilisées, met en lumière une personnalité fort complexe, plus préoccupée par les évènements politiques propres à son temps que par "la chose religieuse". Jean WEBER, Du château de Bure à une grande carte figurative de la Terre de Saint-Hubert antérieure à 1730 125 Nathalie NYST et Vanessa GEMIS, D'outre-mer à Paris : Redouté entre fleurs exotiques et fleurs aristocratiques 131 Peintre à Paris de 1782 à 1840, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) a, pendant plus de cinquante ans, mis son art au service de la botanique. L'artiste reproduit non seulement la flore européenne, mais également des spécimens végétaux importés. Des expéditions scientifiques envoient en effet vers la France des plantes exotiques qui occupent une place centrale dans l'œuvre pictural du peintre originaire de Saint-Hubert. Parallèlement à ses travaux d'illustrateur botaniste, Redouté entretient des liens privilégiés avec de grandes Dames de son temps, telles Joséphine de Beauharnais, Marie-Caroline de Berry ou Louise-Marie d'Orléans. Ces mécènes et protectrices du maître sont de ceux qui ont permis au peintre d'enrichir son répertoire de spécimens végétaux. Laurent DABE, Le bestiaire ardennais à travers la toponymie de la commune de Saint-Hubert 187 Patrimoine exceptionnel, les lieux-dits nous montrent comment nos ancêtres ont géré leur milieu de vie, comment ils l'ont identifié, comment ils y ont laissé leur empreinte de créateurs. Ainsi, la toponymie se révèle un fantastique miroir de générations d'hommes. Dans ces quelques pages, nous nous sommes imposés deux limites : d'abord celle de la commune actuelle de Saint-Hubert, ensuite, les seuls toponymes évoquant des animaux. Voyons en détail ce qu'ils nous apprennent sur la vie d'autrefois. Renold GOOSSE et Albert FRAIPONT, Voir Bras... et puis Wagram : des soldats originaires de Bras au service de Napoléon 1er 219 Parmi les personnages dont l'histoire et le mythe résistent à l'érosion du temps, Napoléon occupe sans conteste une place prépondérante. Cette épopée aux accents exceptionnels ne peut faire oublier qu'elle s'est aussi construite au prix du sang de grands généraux et d'humbles soldats dont quelques dizaines sont issus de l'ancienne commune de Bras. Les auteurs de cette recherche ont tenté d'approcher l'aventure exceptionnelle vécue par des hommes partis d'une petite entité de chez nous à la conquête de l'Europe. Disparus dans la tourmente ou revenus au pays pour y fonder famille, l'évocation de leur sort est un hommage à ces oubliés des grands honneurs qui ont participé à une histoire dont les enjeux devaient largement leur échapper. Le rappel des noms de ces hommes de troupe est complété par un relevé de leur descendance résidant actuellement à Bras. Michette SATINET-DEMET et René SATINET, Les débuts de l'enseignement officiel à Saint-Hubert au XIXe siècle 229 Les premiers pas d'un enseignement de l'Etat à Saint-Hubert sont précédés de peu par la création par le conseil communal de Saint-Hubert d'un Ecole industrielle et commerciale. C'est à la rentrée de l'année scolaire 1849 que cet embryon d'enseignement moyen va prendre place dans la vie scolaire de la ville, mais il sera remplacé très rapidement lorsque la loi du 1er juin 1850 va mettre en place dans l'ensemble du royaume la première vague des athénées et écoles moyennes de l'enseignement de l'Etat : une des 50 écoles moyennes va être implantée à Saint-Hubert. Ce choix d'implantation s'explique en partie par une politique de compensation : Saint-Hubert n'avait pas été gâtée dans les années précédentes lors de la séparation administrative du Grand-Duché de Luxembourg de 1839 : on lui avait refusé l'implantation de l'athénée de la province, ainsi que le siège de l'administration provinciale ; le gouvernement lui avait laissé la création dans les bâtiments de l'ancienne abbaye d'un établissement pénitentiaire pour jeunes délinquants. C'est dans ce climat particulier que s'implante donc le premier établissement d'enseignement de l'Etat comportant une section préparatoire pour garçons et les trois premières années d'enseignement moyen. Il est géré par un Bureau administratif composé notamment des représentants du pouvoir communal ; il bénéficie, place du Marché, d'un local mis à sa disposition. par la commune. Désiré DERAEDT, Une "université" en Ardenne ? L'École des Hautes Études de Bure (1900) 257 Chassés de France à l'aube du XXe siècle, les Assomptionnistes se replient en Belgique et aux Pays-Bas. A Bure, ils forment le projet de créer l'équivalent d'un grand séminaire. A défaut d'aboutir, cette tentative débouchera sur l'installation d'un Collège toujours bien présent et indissociable de la vie de la localité. Au-delà des grands projets et difficultés propres à l'histoire de la Congrégation, le Père Désiré Deraedt, sur base des archives de la Congrégation, nous livre le regard de ces émigrés sur un coin d'Ardenne, ou de Famenne, son cadre, ses habitants, son hospitalité. Guido HOSSEY, De l'hagiographie au monde profane ou saint Hubert sécularisé 299 Jean-Marie BALTUS, Manifeste pour la sauvegarde du patrimoine hubertin 303 Guy LEEMANS, Silouane Colas, un Compagnon du Devoir, revisite la basilique de Saint-Hubert 325 Jean WEBER, Note sur un élément décoratif du château de Mirwart (1752)

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