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Madeleine GEVERS

Fiche fondée sur un dossier rédigé par Louis SAROT
Dossier L : n° 45, fascicule 3

Madeleine GEVERS
Poète, romancière, nouvelliste.

Madeleine GEVERS

Informations générales

Belgique BEL
Né(e) le 10/01/1903 / décédé(e) le 15/03/1996

Biographie

Naissance de Madeleine Malfaire, le 10 janvier 1903 à Lodelinsart, au pays couleur de fer, noir et or, grondant comme une forge. Milieu modeste (père ouvrier verrier). Madeleine, dès l'âge de huit ans, habite à Bruxelles et commence à l'École Normale, des études secondaires qu'elle ne peut achever à cause de la guerre 14-18, alors qu'elle se montre très douée pour l'écriture. En 1919, un imprimeur publie même Les fêtes nationales sous l'occupation, bouquet d'impressions patriotiques.

En 1923, Madeleine Malfaire épouse un photographe-encadreur, Albert Gevers, dont la famille est apparentée à Marie Gevers, l'auteur de Madame Orpha et de Vie et mort d'un étang, avec qui elle sera en relation. Le couple réside d'abord à Antoing puis se fixe à Tournai. Entre-temps, une fille naît, Émilie.

Plus tard, en 1948, les Gevers recueilleront Daniel, orphelin et neveu de Madeleine, qui s'occupera de lui pendant dix ans. Il mourra très jeune. Les Gevers, installés au 8, rue Gallait, à Tournai (piétonnier actuel), reçoivent beaucoup de monde dans leur boutique qui fait office d'atelier-studio et de librairie-bibliothèque, et ce, de 1938 à 1974. Madeleine Gevers écrit alors des études littéraires pour le Club du meilleur livre.

Dès la fin de la guerre, elle s'essaie au roman (Victoires et Le radeau), et à la nouvelle (La galette truquée), 1950, s'intègre au groupe de poètes Jeune Tournay qui deviendra par la suite Unimuse, collabore à l'émission

Rencontres du Centre Culturel du Hainaut (1955-1960), pour lequel elle compose des romans-feuilletons du genre policier Beau temps pour mourir en 1956 et Chair périssable en 1961, signe pour Radio-Hainaut une vingtaine d'adaptations radiophoniques de romans divers (1959-1962).

Parrainée par l'écrivain Michel de Ghelderode qui lui préface son premier recueil de poèmes La vitre, en 1962 et sur lequel elle publiera des souvenirs en 1967 Michel retrouvé dans Marginales, la poétesse poursuit sur sa lancée avec Passage privé, introduit par le Tournaisien Géo Libbrecht, et Train de vie, préfacé par Albert Ayguesparse, qui lui assurera une certaine notoriété avec le prix Plisnier en 1965.

Entre-temps, l'écrivain, qui s'est essayé au théâtre avec une biographie dramatique de Jules Destrée (prix radiophonique en 1958), voit quelques-unes de ses pièces inédites jouées soit sur les ondes de RTB Hainaut ou Namur Les fanatiques en 1960, Le transfuge en 1973, soit sur la scène à Bruxelles La femme de Jan, en 1965. Plus tard, elle écrira encore pour le théâtre La sirène de Hambourg, Le portail, etc.

En 1976, son seul roman édité paraît chez Trévise Les amours gaspillées, qui fait connaître Madeleine Gevers comme romancière inspirée par le thème de la famille, des maternités précoces et des séparations douloureuses. Dix ans après, elle écrira encore Silence du sang, sur le thème de l'adoption et de l'inceste involontaire, puis Les pas dérisoires, qui parle notamment du travail de la femme.

Mais Madeleine Gevers n'a pas renoncé à la poésie, puisque sont publiés chez Unimuse Le sursis, en 1972, L'envers du temps, en 1980, Encadrés en 1987 et qu'elle a d'autres recueils en préparation ou récemment édités Est-il si tard, 1995. Parmi les inédits, écrits après la mort de son mari, en 1985, on trouve des nouvelles, des dialogues et une réflexion sur Le poète en son temps.

Doyenne de l'association Unimuse et des écrivains du Hainaut, Madeleine Gevers, qui a connu ces dernières années de sérieux ennuis de santé, a cependant fêté ses 92 ans en janvier 95. Une émission de No Télé (Le temps pour le dire) a consacré à la dame courageuse et accueillante un vibrant portrait.

Il y a 15 ans déjà, elle écrivait qu'elle arrive au terme de son visa pour la Terre mais n'a pas encore cloué la porte qui s'ouvre sur un lieu ignoré des atlas, L'envers du temps, 1980.

Madeleine Gevers es décédée le 15 mars 1996.

Bibliographie

Romans

  • Beau temps pour mourir, L'Avenir du Tournaisis, roman-feuilleton policier, 27 juin-1er septembre 1956.

  • Chair périssable, L'Avenir du Tournaisis, roman-feuilleton science-fiction, fantastique et policier, 21 avril-5 juillet 1961.

  • Les amours gaspillées, roman psychologique, Éd. Trévise, Paris, 1976.

  • Silence du sang, roman psychologique, 1985, paru dans quatre journaux belges francophones.

Contes et nouvelles

  • La galette truquée, Courrier de l'Escaut, 1950.

  • Chandeleur solitaire, Excelsior, 1950.

  • Une histoire ancienne, Les jumelles, Le billet neuf, L'échéance, Le chef-d'oeuvre, RTB, 1961-1963.

  • Les mots qu'il faut, Le Soir, 1962.

  • Morra, la fidèle, Spantole, 1986.

  • Le tour de ville, Courrier de l'Escaut, 1987

Chroniques littéraires

  • Michel retrouvé, souvenirs sur Michel de Ghelderode, Éd. Marginales, 1967.

  • Chroniques et études littéraires diverses (livres récents), l'Avenir du Tournaisis, 1955-1961.

  • Articles dans Rencontres, Centre Culturel du Hainaut, 1952-1953, (Vol figé, Le poème dans la chanson, L'action, soeur du rêve)

Théâtre

  • Jules Destrée, évocation dramatique en 3 époques, Prix radiophonique 1958.

  • Les fanatiques, 1 acte, RTB Hainaut, 1960.

  • La femme de Jan, drame psychologique et social en 3 actes, RTB Hainaut, Atrium et Beaux-Arts, 1964-1965.

  • Le transfuge, drame social en 3 actes, RTB Namur, 1973.

  • Le cadeau d'anniversaire, 1 acte, Centre dramatique du Hainaut, 1975.

  • Passage du Nord, 1 acte et 3 journées, Compagnons d'Athéna, 1976.

Poésie

  • La vitre, préface de Michel de Ghelderode, Éd. Unimuse, 1962.

  • Passage privé, préface de Géo Libbrecht, Éd. Unimuse, 1964.

  • Train de vie, préface de Albert Ayguesparse, Prix Charles Plisnier 1965, Éd. Unimuse, 1966.

  • Le sursis, Éd. Unimuse, 1972.

  • L'envers du temps, Éd. Unimuse, 1980.

  • Encadrés, Éd. Unimuse, 1987.

  • Est-il si tard?, Éd. Cascatelle, Sherbrooke, Québec, 1995. Postface de Philippe Lekeuche

Collaborations à des anthologies (éditions Unimuse)

  • Les poètes face à l'atome, 1965, Les témoins, pp. 34-35.

  • Le mysticisme dans la poésie française, Le visiteur, 1988, p. 37.

  • De Jeune Tournay à Unimuse, 1974, pp. 86-96, 157-159.

  • Poésie du Nord, Unimuse, 1977, pp. 32-33.

  • Jeune Tournay trente ans après, 1979, pp. 52-55, 102-103, Aller-simple et Non-retour.

  • Quatuor, 1985, 86 et 87.

A consulter

  • De Jeune Tournay à Unimuse, pp. 158-59, études et articles sur Madeleine Gevers.

  • Anthologie de l'audiothèque, Bruxelles. Michel Voiturier.

  • Le Courrier de l'Escaut, 25/10/74 et 31/12/76.

  • Anthologies de l'A.E.B., 1980 (pp. 183-185) et 1985 (pp. 133-134).

  • Philippe LEKEUCHE, allocution à l'occasion du 80e anniversaire de Madeleine Gevers, 7/1/1983, Maison de la Culture, Tournai.

  • Lettres françaises de Belgique, Dictionnaire des oeuvres, T. II : La poésie, Duculot, 1988, Michel Joiret, p. 181.

  • Cahiers Froissart, n° 68, hiver 93-94, hommage à Madeleine Gevers, pp. 9-14, textes de G. Delahaye, C. Nys.

  • Louis SAROT, Madeleine Gevers a 92 ans,

  • Le Courrier de l'Escaut, 5/1/1995.

Prix obtenus

le prix Plisnier en 1965 pour Train de vie, préfacé par Albert Ayguesparse

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