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Arthur CANTILLON

Fiche fondée sur un dossier rédigé par Jean LELEU
Dossier L : n° 53, fascicule 2

Arthur CANTILLON
Poète, essayiste, auteur pour enfants.

Arthur CANTILLON

Informations générales

Belgique BEL

Biographie

À 17 ans, en 1910, Arthur Cantillon dut abandonner les études qu'il suivait à l'Institut Warocqué, à Mons, pour prendre la direction de la fabrique de chaussures familiale, après qu'une thrombose cérébrale eut frappé son père. Était-il fait pour ce métier? On peut en douter. Dès son plus jeune âge, il rêvait de se consacrer à l'écriture. À 15 ans déjà, il était le rédacteur en chef de la feuille estudiantine de l'Institut, qu'il approvisionnait de pastiches et de contes. Il fit cependant de son mieux, se convertissant en représentant de commerce et allant jusqu'à s'inscrire à des cours de cordonnerie. Il ne put malgré tout sauver son entreprise : le manque de fonds (la famille était fort dépensière) pour renouveler les machines, l'incapacité de résister à la concurrence étrangère, dont les produits étaient moins coûteux mais de moins bonne qualité, amenèrent la faillitte en 1926.

Comme c'était de la fabrique que la famille tirait ses revenus, la misère s'installa au foyer. Heureusement, en 1930, son ami le poète Lucien Christophe procura à Arthur Cantillon un emploi de rédacteur (rémunéré parcimonieusement) au journal L'Indépendance Belge, où il finit par devenir le responsable de la page théâtrale hebdomadaire. L'écrivain quitta pour Bruxelles son village natal de Pommeroeul, dont il avait été élu bourgmestre en 1927.

Son ami Ch.- A.Grouas l'a ainsi décrit :" Sous le grand feutre à bords plats, j'aperçois encore, comme il y a vingt ans, ses grosses lunettes, ses bons yeux noirs, quelquefois graves, mais le plus souvent illuminés par un double éclair d'indulgence, de gaité espiègle et jamais méchante. Comme il y a vingt ans, je vois son front large, son visage rond de Silène encadré d'une barbe frisante."

En 1912, Arthur Cantillon avait fondé une revue qu'il voulait ardente, vaillante, juvénile et fervente. Il la baptisa Flamberge. Après treize numéros mensuels, elle cesse de paraître, faute d'abonnés. Elle avait pourtant publié des textes d'écrivains français ou belges très célèbres. Arthur Cantillon la remplaça par la Revue franco-wallonne; la guerre de 1914 porta à celle-ci un coup fatal.

En 1924, Arthur Cantillon créa à Bruxelles le Théâtre des Deux Roses. Le second spectacle fut un échec total. La déconfiture laissa une dette importante, accroissant d'autant les graves soucis matériels de son fondateur.

Arthur Cantillon avait été désigné membre du Conseil supérieur de l'Éducation populaire. À ce titre, il conseillait sur place inlassablement les troupes d'amateurs. C'est lors d'une répétition, en hiver, dans un local glacé, qu'il prit froid et contracta la bronchite qui l'emporta, d'autant plus aisément que ces nombreuses activités journalistiques et autres l'avaient fatigué au point de le rendre cardiaque. Il avait quarante ans.

A consulter :

  • Divers collaborateurs : Arthur Cantillon, Éd. de la revue Le Thyrse, 1933.

  • R. Renard : Arthur Cantillon, Éd. Fonds Warocqué, 1958.

  • R. Van Nuffel : Arthur Cantillon, in Poètes et Polémistes, Éd. La Renaissance du Livre, 1951.

  • R. Van Nuffel : Arthur Cantillon, revue Le Thyrse, 1er mars 1958.

  • M. Roussille : Hommage à Arthur Cantillon, revue La Pensée Wallonne, n° 128.

  • Divers collaborateurs : Arthur Cantillon, Éd. de l'Administration Communale de Bernissart, 1996.

  • L. Christophe : Arthur Cantillon ou le Sourire dans les larmes, Journal Le Soir, 28 février 1965.

Bibliographie

  • Cantilènes, poèmes, sous le pseudonyme de Gauthier D'Arnoy, Imprimerie Générale, 1910.

  • Essai sur les symboles de la tétralogie Wagnérienne, Imprimerie Générale, 1911.

  • La guitare enchantée, poèmes, sous le pseudonyme de John Littlebird, Éd. Flamberge, 1913.

  • Histoire de celui qui crut vaincre les dieux, récit, Éd. de la Belgique artistique et littéraire, 1914.

  • Yvette Bohr et autres récits, Les Cahiers Indépendants, 1919.

  • Le coeur à musique, Les Livres du Géant, 1920.

  • Robinson, pièce en un acte, Éd. de La Vie Intellectuelle, 1922, Éd. de la Revue Sincère, 1924, Éd. Du Journal de la Province, 1925.

  • Complaintes de la passion, poèmes, Imprimerie Buschmann, 1923.

  • La nuit de mai, féérie enfantine, Éd. du Journal La Province, 1923.

  • Propos et fantaisies, chroniques, Éd. du Thyrse, 1923.

  • Louis Delattre, essai, Éd. de la revue Savoir et Beauté, 1924.

  • Pierrot devant les sept portes, pièce en un acte, Éd. de La Renaissance d'Occident, 1924.

  • Chansons pour Ariel, poèmes, Éd. de La Vie Intellectuelle, 1926.

  • Petit traité de théâtre populaire, Éd. de la revue Savoir et Beauté, 1929.

  • Du fond des abîmes, suivi de Sourires devant l'absolu, Imprimerie scientifique et littéraire, 1931.

  • Les deux vieillards, adaptation d'une pièce de F.-J. Gilman, tirée du conte de T. Tolstoï, Éd. Pro Arte, 1937.

Prix obtenus

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