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Photo :
© Jean-Luc Geoffroy
Biographie
Patrick Virelles, né à Bruxelles en 1939, a été
tour à tour conducteur de pousse-pousse, vendeur de
fleurs à la sauvette, pion, attaché à la direction
d'une importante firme commerciale d'Anvers, conférencier,
animateur d'une maison de la culture, administrateur
de divers théâtres et cabarets littéraires,
directeur d'un musée de figurines historiques, etc.
A lire la biographie de Patrick Virelles telle
qu'elle est ainsi résumée sur la quatrième de
couverture de Peau de vélin, on devine
que son véritable «premier roman» a été son
existence elle-même et qu'on nous en tait bien des
chapitres.
Ainsi, que son premier conte fut publié dans la
revue Coude à coude, alors qu'il avait
quatorze ans, et cela par les soins de Robert Montal
qui, à l'époque, lui enseignait la littérature à
l'Athénée Robert Catteau; ainsi, qu'à dix-sept ans,
avec quelques lurons de son acabit, il «commit» un
journal intitulé H2S04
dont les invendus furent saisis et brûlés dans la
cour de ce même Athénée; ainsi, qu'à dix-neuf ans,
en rupture de ban avec sa famille, et sa fugue l'ayant
mené à Paris, il y a broché les poèmes de Maïakovski
et d'Ezra Pound chez l'éditeur Pierre-Jean Oswald;
ainsi, qu'à vingt-deux ans, vivant à Menton et «adoubé
chercheur de vérité» par Lanza del Vasto, il y
donnait des conférences sur la signification du jeûne
de partage dans le même temps qu'il y poursuivait des
recherches sur les auteurs érotiques du XVIIIe siècle
pour le compte de l'écrivain Thyde Monnier...
Ces quelques éléments nous permettent de mettre
en lumière ce qui n'appert pas de sa biographie telle
qu'on nous la présente au dos de Peau de vélin,
savoir que si c'est bien là son premier roman publié,
au vrai, l'écriture est le fil conducteur de toute
son existence.
Pour les autres chapitres de cette vie à
rebondissements, Patrick Virelles préfère n'en rien
dévoiler encore : pourquoi nous renseigner
aujourd'hui sur les sources de son inspiration de
demain?
Toutefois, pour rassurer ceux qui prendraient en
plus grande considération une quelconque «peau d'âne»
que la présente Peau de vélin,
signalons que, s'étant mis en tête d'entreprendre
des études universitaires à un âge où l'on s'inquiète
plus souvent de ses premiers cheveux gris que de ses
derniers boutons d'acné, Patrick Virelles a décroché
une brillante agrégation en sciences théâtrales,
arts du spectacle et animation culturelle, à
l'U.C.L., en 1979 : il avait quarante ans.
Mais c'est là une distinction dont il s'honore
bien moins souvent que d'appartenir à la «Confrérie
des Chevaliers du Taste-Fesses»...
Ainsi jugerons-nous, en définitive, que l'individu
est suspect... |
Bibliographie
Romans :
- Le rollmops, inédit.
- Peau de vélin, Belfond,
Paris, 1993. Réédition La Renaissance du Livre,
Tournai, 2002.
- Les grilles du parc Monceau,
Éd. Verticales, Paris, 1998.
- Les pigeons de Notre-Dame,
La Renaissance du Livre, Tournai, 2001.
-
Un puma feule au fond de ma mémoire,
Éditions Labor, Bruxelles, 2004.
Poésie :
-
Sublime en ton ponnant,
R.A. Éditions, 2002.
- La prose en
555 variations, Le Grand Miroir, Bruxelles,
2004, coll. Petit panorama. Avec la complicité de Jean-Pierre Verheggen.
Bestiaire
:
- Bestiaire
impertinent, Bernard Gilson éditeur,
Bruxelles, 2005. Gravures d'Alain Regnier.
Théâtre :
- La calcinée.
Le manuscrit du Rollmops a valu à
Patrick Virelles de figurer au nombre des trois «nominés»
du Prix littéraire 1987 du Conseil de la Communauté
Française, ainsi que parmi les finalistes du Grand
prix littéraire 1988 de la Ville de Mons.
Sous forme de manuscrit, et sous le titre initial
d'Allegro ma non troppo, Peau de vélin
a valu à Patrick Virelles de figurer au nombre des
quatre «nominés» du Prix littéraire 1992 du
Conseil de la Communauté Française, ainsi que
d'obtenir, sur proposition de la Commission
Consultative du Fonds National de la Littérature, une
subvention de l'Académie Royale de Langue et de Littérature
Françaises. Sous sa forme définitive, et sous son
titre actuel, Peau de vélin a obtenu :
le Prix Biblion du premier roman francophone
(France) et le Prix NCR littéraire (Belgique)
en 1993, et le trophée Plume du premier roman
(France) en 1994.
Signalons en outre que c'est de Peau de vélin
qu'on été tirés les textes des trois dictées
proposées lors des championnats nationaux
d'orthographe qui se sont déroulés à Bruxelles et
Namur les 19 et 20 mars 1994, et que, par ailleurs,
Patrick Virelles figure sur la liste des six
finalistes retenus pour la prochaine désignation du
14e Prix National des Bibliothécaires de
France.
DOSSIERS L
: Hors série.

Photo : ©
Jean-Luc Geoffroy
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