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Photo
: © Jean-Luc Geoffroy
Biographie
Par son origine (Midi),
Anne-Marie Kegels occupe forcément une place à
part dans notre littérature française de
Belgique. Elle aime également la nature méridionale
et notre Ardenne : moissons, vignobles, sapins.
Sa poésie se veut un écho
fidèle de sa vie privée : les joies simples de
la vie quotidienne voisinent avec les préoccupations
sensuelles et la présence de plus en plus nette
de la mort «par laquelle il faut passer»,
avec, en toile de fond, la nature.
Anne-Marie Kégels révèle
progressivement son intérêt pour les objets
les plus menus qui l'entourent (une chaise...).
De même, après des vers à l'harmonique
classique, elle s'oriente vers des mètres de
plus en plus courts, le vers se résumant
parfois à un mot.
Née en 1912 dans le Midi,
près d'Agen (Gascogne), dans une famille de
vignerons, Anne-Marie Kégels découvrit la poésie
grâce à sa grand-mère, que la chose littéraire
passionnait, et grâce aussi à son grand-père,
qui animait certaines soirées en tant que
troubadour en langue d'oc.
Tôt mariée (1931), elle
suivit son mari à Bruxelles puis le couple
s'installa à Arlon en 1942. Campagnarde
d'origine, elle eut ainsi l'heureuse occasion de
renouer avec la nature. Mère de famille en
1938, elle n'oublie pas le Midi, où les
vacances la conduisent chaque année.
C'est à Arlon que s'épanouit
sa vocation poétique : d'abord lauréate d'un
concours de contes, elle est bientôt (à partir
de 45) entraînée dans le groupe animé par Camille
Biver et Pierre
Nothomb. Depuis 1950, elle a
publié neuf recueils.
DOSSIERS L, n° 1, fascicule 2 |
Bibliographie
- Douze poèmes pour
une année, Bruxelles, Cahiers de l'Hypogriffe,
1950.
- Rien que vivre,
Dison-Verviers, A l'Enseigne du Plomb-quiFond,
1951.
- Chants de la
sourde joie, Lyon, Les écrivains Réunis
(Henneuse), 1955. Réédition 1956.
- Haute vigne,
Bruxelles, Éditions du Verseau, 1967.
- Les doigts verts,
Bruxelles, A. De Rache, 1967.
- Chants de la présence,
Condom (France), Pierre Gabriel, 1968. Hors
commerce.
- Lumière adverse,
Bruxelles, André De Rache, 1970.
- Les chemins sont
en feu, Mortemart, René Rougerie, 1973.
- Porter l'orage,
Bruxelles, André De Rache, 1978.
- Poèmes choisis,
portrait par André
Schmitz, préface de Guy
Goffette, Bruxelles, Académie Royale de
Langue et de Littérature françaises, 1990;
coll. Poésie théâtre.
A consulter :
-
Louis Daubier, Auteurs
contemporains : Anne-Marie Kégels
- Frédéric Kiesel, Anne-Marie
Kégels, Bruxelles, Pierre de Meyère,
1974, coll. Portraits, NE 21.
- P. Moniquet, Poésie : Anne-Marie
Kégels, les chemins sont en feu, in La
vie wallonne, tome XLVIII, 1er
trimestre 1974.
Photo
: © Jean-Luc Geoffroy |