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Anne-Marie Kegels

Poétesse

Avec la complicité de Michel Baar et de Roland Colleaux

Anne-Marie KegelsPhoto : © Jean-Luc Geoffroy

 

 

Biographie

Par son origine (Midi), Anne-Marie Kegels occupe forcément une place à part dans notre littérature française de Belgique. Elle aime également la nature méridionale et notre Ardenne : moissons, vignobles, sapins.

Sa poésie se veut un écho fidèle de sa vie privée : les joies simples de la vie quotidienne voisinent avec les préoccupations sensuelles et la présence de plus en plus nette de la mort «par laquelle il faut passer», avec, en toile de fond, la nature.

Anne-Marie Kégels révèle progressivement son intérêt pour les objets les plus menus qui l'entourent (une chaise...). De même, après des vers à l'harmonique classique, elle s'oriente vers des mètres de plus en plus courts, le vers se résumant parfois à un mot.

Née en 1912 dans le Midi, près d'Agen (Gascogne), dans une famille de vignerons, Anne-Marie Kégels découvrit la poésie grâce à sa grand-mère, que la chose littéraire passionnait, et grâce aussi à son grand-père, qui animait certaines soirées en tant que troubadour en langue d'oc.

Tôt mariée (1931), elle suivit son mari à Bruxelles puis le couple s'installa à Arlon en 1942. Campagnarde d'origine, elle eut ainsi l'heureuse occasion de renouer avec la nature. Mère de famille en 1938, elle n'oublie pas le Midi, où les vacances la conduisent chaque année.

C'est à Arlon que s'épanouit sa vocation poétique : d'abord lauréate d'un concours de contes, elle est bientôt (à partir de 45) entraînée dans le groupe animé par Camille Biver et Pierre Nothomb. Depuis 1950, elle a publié neuf recueils.

 

DOSSIERS L, n° 1, fascicule 2

Bibliographie

- Douze poèmes pour une année, Bruxelles, Cahiers de l'Hypogriffe, 1950.

- Rien que vivre, Dison-Verviers, A l'Enseigne du Plomb-quiFond, 1951.

- Chants de la sourde joie, Lyon, Les écrivains Réunis (Henneuse), 1955. Réédition 1956.

- Haute vigne, Bruxelles, Éditions du Verseau, 1967.

- Les doigts verts, Bruxelles, A. De Rache, 1967.

- Chants de la présence, Condom (France), Pierre Gabriel, 1968. Hors commerce.

- Lumière adverse, Bruxelles, André De Rache, 1970.

- Les chemins sont en feu, Mortemart, René Rougerie, 1973.

- Porter l'orage, Bruxelles, André De Rache, 1978.

- Poèmes choisis, portrait par André Schmitz, préface de Guy Goffette, Bruxelles, Académie Royale de Langue et de Littérature françaises, 1990; coll. Poésie théâtre.

A consulter :

- Louis Daubier, Auteurs contemporains : Anne-Marie Kégels

- Frédéric Kiesel, Anne-Marie Kégels, Bruxelles, Pierre de Meyère, 1974, coll. Portraits, NE 21.

- P. Moniquet, Poésie : Anne-Marie Kégels, les chemins sont en feu, in La vie wallonne, tome XLVIII, 1er trimestre 1974.Anne-Marie Kegels

 

 

 

Photo : © Jean-Luc Geoffroy