Accueil  > fiches > 

Marc Baronheid

Poète, essayiste, journaliste...

Avec la complicité de Georges Jacquemin

Marc Baronheid - ©  Jean-Luc Geoffroy

Photo : © Jean-Luc Geoffroy

 

 

 

 

Avec une demi-douzaine de recueils étalés sur une dizaine d’années, Marc Baronheid a imposé une voix et un univers poétiques que nul ne lui dispute.

D’emblée, il s’est placé à la confluence de l’éros et de la nature. L’éros, chez lui, prend des allures de conquête, avoue des sensualités irritées, s’intéresse au plaisir physique, tout à la fois jouissance et angoisse ou combat. Cette célébration ne s’opère que par le recours à une langue qui tire ses prestiges de métaphores empruntées à la nature :

Un peu d’ombre tremble encore 

Dans la cambrure acérée de l’amour
.

Cette démarche en même temps exaltée et enracinée ne fait que traduire un appétit puissant de vie, un sentiment panique à peine modulé, dans les dernières œuvres, par une ouverture sur le temps qui passe et une dilatation du regard dans l’espace.

Marc Baronheid est aussi le directeur des éditions (poétiques surtout, mais non exclusivement) La Louve, à Spa, qui publient notamment Les cahiers du désert, au titre sans doute ironique.

Biographie

Marc Baronheid est né à Liège en 1944; il habite Spa.

Outre ses activités professionnelles, il est créateur, critique et animateur.

Créateur, il écrit des poèmes dont nous allons avoir à nous occuper

Critique, il signe à La Wallonie et à l’hebdomadaire L’Instant des articles «très écrits» et judicieux. Alain Bosquet a dit de lui qu’il était un des deux ou trois véritables critiques belges. Il est également chroniqueur à la radio.

Animateur : il est conseiller littéraire des éditions La Louve et directeur des Cahiers du désert, revue d’arts et de lettres.

Il est encore membre du comité de rédaction du Journal des Poètes. Marc Baronheid tient une chronique littéraire dans Le Vif/L’Express.

Bibliographie

- L’oiseleur du grand silence, Attert, L’Ardoisière, 1978.

- Le cheval de résine, Sainte-Geneviève-des-Bois, Maison rhodanienne de Poésie, 1979.

- D’un pays, le même, Spa, La Louve, écrit «en tandem» avec Hubert Juin.

- Te baptiser délire, Amay, Vérités, 1981.

- Celle qui écoutait Mahler, Mortemart, Rougerie, 1986.

- Les agonies du soir, Paris, Belfond, 1988. (Certains textes de ce recueil ont paru dans Estuaire (Québec), La lamparo (Ile-sur-Sorgue), Triangle (Harnoncourt), Marginales (Bruxelles), Obsidiane (Paris); de même, une première version de Chambre pour voyageurs, deuxième partie des Agonies du soir, figurait dans Sept poètes en quarantaine, Spa, La Louve, 1985.)

- Chants de la grive saoule, Pully (Suisse), P.-A.Pingoud, 1990; avec une illustration de Jean-Claude Schauenberg.

- Portrait du nomade blanc (autour de Kenneth White), Aix-en-Provence, Détours d’écritures, 1983.

(Tous ces livres sont des recueils de poèmes, sauf le dernier.)

 

À consulter :

- Eugène Van Itterbeek, Les lieux «illusoires» de Marc Baronheid, in Pi, revue trimestrielle de poésie, n° 3-4, 1988.

- Alain Bosquet, Pour présenter Marc Baronheid, in Archives sonores de la Maison de la Poésie, Paris.

 

Marc Baronheid - ©  Jean-Luc Geoffroy

Photo : © Jean-Luc Geoffroy

 

 

 

 

 

DOSSIERS L : n° 31, fascicule 1.